Alors que la quantification de la lumière enregistrée, liée au noircissement des films ou des plaques photographiques, était très délicate, l’avènement de l’imagerie numérique a simplifié cette opération. Chaque
photosite ou pixel
du capteur matriciel associe un
niveau de gris
(généralement compris entre 0 et 255) fonction de l’éclairement reçu. La matrice ainsi formée est propice au traitement numérique des images. Bien qu’il existe déjà quelques applications utilisant la couleur, nous nous limitons dans ce dossier au
cas des images noir et blanc
. Notons cependant que la facilité d’utilisation de ces images ne doit pas faire oublier les défauts introduits par l’optique de prise de vue (aberrations géométriques, vignetage, etc.), la non-linéarité de la réponse des capteurs et la variation de cette réponse en fonction de la longueur d’onde de la lumière captée. Les capteurs actuels sont relativement stables dans le temps et la température influe surtout sur le bruit. Bien entendu, les images argentiques peuvent être numérisées et traitées comme les images directement numérisées au moment de l’acquisition.
Nous nous limitons dans ce dossier à des techniques de visualisation faisant intervenir le traitement d’images, en laissant de côté des techniques plus classiques comme la strioscopie et l’ombroscopie traitée dans le dossier R 2 160 [5] ou dans la monographie de Mertzkirch [6]. Les techniques exposées sont la
vélocimétrie par images de particules, l’holographie numérique
et les
visualisations quantitatives de caractéristiques globales d’écoulement
. Dans ces techniques, les visualisations impliquent donc forcément la
présence de particules dans l’écoulement
, particules qui diffusent la lumière, diffusion qui permet de remonter à la mesure de certaines caractéristiques de l’écoulement. Les techniques locales ponctuelles utilisant elles aussi la diffusion de la lumière comme l’anémométrie laser doppler sont elles aussi hors du champ de cette étude.
Il se pose à la base le problème suivant : dans quelle mesure la vitesse des particules est elle confondue avec la vitesse de l’écoulement ? C’est un problème intrinsèquement complexe qui mérite d’être examiné dans chaque cas. Nous donnons quelques éléments permettant d’évaluer l’importance de ce problème.
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