Le développement des techniques de mesure non destructive pour les
besoins de contrôle, de caractérisation et d’analyse de matières radioactives
a commencé avec la naissance de la science et des technologies nucléaires. En effet, la propriété qu’a un matériau, dit nucléaire, d’émettre, dans la majorité des cas, des rayonnements caractéristiques spontanés ou provoqués, a fait de sa détection et de sa quantification, via certaines de ses émissions, une démarche naturelle.
Cependant, l’établissement et l’utilisation des méthodes de mesure non destructive est resté limité jusqu’aux années 1960 ; début de la montée en puissance de l’industrie nucléaire.
Le contrôle, la surveillance et le suivi, aussi bien des matières radioactives que du bon fonctionnement des installations nucléaires se sont alors avérés essentiels et primordiaux pour les principales nations concernées.
C’est ainsi que les techniques de caractérisation non destructive ont connu leur première réelle impulsion et n’ont cessé, depuis, d’être constamment améliorées et adaptées.
La mesure nucléaire non destructive est aujourd’hui largement utilisée dans pratiquement toutes les étapes du cycle du combustible. Par conséquent, avant d’aborder ces méthodes, leur classification et leur description, nous avons jugé utile de consacrer un paragraphe à une brève présentation des principales étapes du cycle du combustible nucléaire français. Cela permettra de bien situer la problématique du contrôle et de la caractérisation.
Enfin, les mesures nucléaires non destructives sont maintenant utilisées dans de très nombreux secteurs (datation, climatologie, médecine...). Ces aspects, abordés dans d’autres ouvrages de la collection, ne sont pas traités dans le présent article. Il s’agit notamment de leur utilisation pour la surveillance de l’environnement
et pour le contrôle nucléaire de procédé
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Cette première partie consacrée à la présentation de la problématique du contrôle et de la caractérisation et aux principales méthodes de mesure nucléaire non destructive
passive
est complétée par une seconde partie
dédiée aux techniques de mesure nucléaire non destructive
active
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