Le contexte réglementaire, normatif et la pression des marchés conduisent de plus en plus d’entreprises à approfondir une démarche caractérisée par l’intégration de l’environnement dès la conception des produits. Cette approche permet, en effet, la minimisation des impacts à la source dans une optique de prévention des pollutions. Elle est largement préférable à l’approche curative, actuellement majoritaire au sein de la culture industrielle, traduite le plus souvent par un report de la pollution, par exemple l’épuration des eaux qui mène à la formation de boues qu’il faut ensuite traiter.
L’
écoconception
est définie dans le rapport technique ISO/TR 14062 comme étant « l’intégration des aspects environnementaux dans la conception et le développement de produits ». Cette prise en compte de l’environnement dès la conception du produit* est en plein développement aujourd’hui, et les entreprises perçoivent de plus en plus l’écoconception comme un enjeu concurrentiel et une source d’innovation. Cependant, la démarche se retrouve de manière plus modeste dans les petites et moyennes entreprises dont les capacités financières sont réduites.
Nota
le produit est considéré comme produit, service ou système.
À noter qu’il est nécessaire de ne pas confondre les
approches liées à un site
et les
approches liées au produit
. En effet, de nombreux outils de management de site existent, et même s’ils abordent parfois la question du produit, elle est rarement centrale et orientée sur une approche tout au long de son cycle de vie de fait multisite.
En agissant au niveau de la conception des produits, les performances environnementales ont toutes les chances d’être optimales. Ainsi, jusqu’à 80 % des nuisances d’un produit tout au long de son cycle de vie sont déterminées dès la phase de conception
. Il est donc important de réfléchir à l’intégration de la donnée écologique dès cette étape. Les efforts en matière d’écoconception peuvent d’ailleurs porter sur une ou plusieurs des phases du cycle de vie du produit :