Corrosion des objets archéologiques ferreux

Ajouter à la bibliothèque

COR675 V2 Article de référence

Corrosion des objets archéologiques ferreux

Auteur(s) : Philippe DILLMANN, Delphine NEFF

Date de publication : 10 décembre 2012 | Read in english

Ajouter à la bibliothèque Ajouter à la bibliothèque

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

RÉSUMÉ

La corrosion des objets archéologiques ferreux doit être comprise et modélisée dans différents domaines (conservation, restauration et génie civil) pour prévoir le comportement de matériaux métalliques sur le très long terme. Les alliages ferreux archéologiques sont principalement des aciers doux et les milieux de corrosion sont variés (sols, atmosphère, milieux marins, mortiers). Des techniques spécifiques d'étude doivent être adaptées à ces systèmes qui présentent des couches de corrosion très épaisses. Les vitesses sont contrôlées par la nature de ces couches (composition, structure et morphologie) et peuvent être, dans certains cas, très lentes, de l'ordre du µm/an.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l'article

AUTEUR(S)

  • Philippe DILLMANN : Directeur de recherche au CNRS, LAPA, SIS2M UMR3299 CEA/CNRS et IRAMAT UMR5060 CNRS

  • Delphine NEFF : Ingénieur CEA, LAPA, SIS2M UMR3299 CEA/CNRS et IRAMAT UMR5060 CNRS

 INTRODUCTION

Depuis le XIX e siècle, la corrosion du fer et des autres métaux a été largement et finement étudiée dans un grand nombre d'environnements, mais uniquement pour des processus se développant sur des périodes relativement courtes comparées aux durées concernées par l'altération des objets archéologiques. Par ailleurs, les couches épaisses des produits de corrosion, formées après plusieurs siècles d'exposition aux différents milieux archéologiques, ont été décrites par les restaurateurs et les scientifiques de la conservation de manière parfois assez détaillée, mais souvent avec des moyens analytiques limités, donnant une bonne appréhension des hétérogénéités et de la variabilité que peuvent présenter les systèmes de corrosion archéologiques à l'échelle macroscopique, mais offrant peu d'éléments de compréhension des mécanismes, notamment aux échelles micro et nanométrique. Or, il est patent que seule la combinaison raisonnée de ces deux approches peut permettre de cerner un tel système de corrosion, parfois fort complexe et dont les cinétiques d'altération sont contrôlées par des mécanismes ayant lieu à différentes échelles et dont il faut comprendre les synergies.

Ces dernières années, pour les métaux ferreux principalement mais également pour d'autres matériaux, le besoin s'est fait sentir de tenter une approche plus fine de la corrosion des objets archéologiques, basée sur la compréhension des mécanismes. Cela a été motivé, dans les milieux de la conservation/restauration, par la recherche d'informations spécifiques, et le besoin de diagnostics fiables et d'optimisation des traitements de stabilisation des objets. En particulier, la localisation dans les produits de corrosion de l'ancienne surface de l'objet, sur laquelle peuvent être retrouvées des informations archéologiques primordiales, fait l'objet de recherches poussées. De plus, la conservation des objets ferreux dans les musées ou dans les monuments historiques exige de bien connaître les produits de corrosion formés durant les siècles précédents et leur évolution en fonction de celle du milieu. Enfin, pour les objets ferreux, notamment ceux conservés en milieu marin, il est primordial, avant toute exposition en musée ou stockage en réserve, de procéder à un traitement de stabilisation destiné à retirer les ions chlorure du système, afin d'éviter tout effet dramatique de reprise de la corrosion pouvant entraîner la ruine d'objets sortis de leur milieu, en quelques années. Ces traitements parfois très longs nécessitent d'être optimisés et l'approche empirique seule ne suffit pas à cette démarche. À ces motivations liées exclusivement au domaine du patrimoine, s'est greffée une problématique plus récente, qui a été à l'origine d'avancées significatives ces dernières années...

Cet article est réservé aux abonnés
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.

Cet article est réservé aux abonnés Consulter un extrait gratuit

Déjà abonné ?


MOTS-CLÉS

nucléaire   |   Génie civil   |   conservation des objets du patrimoine   |   Corrosion   |   caractérisation matériaux

VERSIONS

Il existe d'autres versions de cet article :

DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v2-cor675

Lecture en cours
Corrosion des objets archéologiques ferreux

Article inclus dans l'offre

"Physique Chimie"

( 257 articles )

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Services

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir le détail de l'offre

Dans les ressources documentaires

Altération des verres - Cas des vitraux du Moyen Âge

Les verres peu durables des vitraux du Moyen ge du Nord de l'Europe présentent souvent un mauvais état de...

Pierres de construction - Utilisation, études et diagnostics

La pierre d’œuvre s’altère, et le développement de la construction avec ce matériau, mais aussi la préser...

Corrosion-érosion des aciers ferritiques dans les centrales nucléaires

Dans les centrales nucléaires, la corrosion-érosion est un mode de dégradation qui se caractérise par une...

Corrosion des alliages de nickel et des aciers inoxydables en milieux REP pollués ou confinés

Les réacteurs nucléaires électrogènes à eau sous pression ont subi différentes formes de dégradation des ...

Tous les livres blancs
Toutes les actualités

Inscrivez-vous aux newsletters !

Contactez-nous