Câbles sous-marins de télécommunication à fibre optique

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Câbles sous-marins de télécommunication à fibre optique

Auteur(s) : Olivier GAUTHERON

Date de publication : 10 octobre 2011

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RÉSUMÉ

Depuis la première liaison sous-marine utilisant l'amplification optique, le déploiement de ces liaisons a connu un essor fantastique avec aujourd’hui plus de 700 000 km de câbles immergés et une capacité de transmission atteignant 2,56 Tbit/s par paire de fibres. Cet article présente tout d’abord les technologies qui ont permis ces avancées techniques et les obstacles qu’il a fallu contourner pour parvenir à de telles performances. Au-delà de la maîtrise des procédés, les opérations marines, repérage du tracé, pose et interventions pour réparation, nécessitent des mises en œuvre bien spécifiques et le déploiement de dispositifs particuliers. Un point est fait sur les liaisons sous-marines sans répéteur, dont la conception, différente des liaisons amplifiées, fait appel à l'amplification déportée ou l'amplification distribuée de type Raman.

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AUTEUR(S)

 INTRODUCTION

Les câbles TAT 12 et TAT 13 déployés en 1995 et 1996 entre l'Europe et les États-Unis sont les premiers câbles sous-marins à mettre en œuvre la technologie d'amplification optique : ils transmettent alors une longueur d'onde modulée à 5 Gbit/s par paire de fibres. Depuis, la capacité de transmission a été multipliée par 500 pour atteindre 2,56 Tbit/s par paire de fibres en 2010. Quelles ont été les technologies mises en œuvre et les obstacles à contourner pour permettre une telle croissance de la capacité, voilà qui fera l'objet de la première partie de cet article. Avec tout d'abord la technique de multiplexage en longueur d'onde : en 1999, le câble Columbus 3 reliait le Portugal aux États-Unis sur une distance de 7 340 km, en transmettant 8 longueurs d'onde modulées à 2,5 Gbit/s, offrant ainsi une capacité de 20 Gbit/s par paire de fibre. Par la suite, l'augmentation du débit par longueur d'onde, porta les capacités à 80 × 10 Gbit/s, soit 800 Gbit/s par paire de fibres comme sur le câble transatlantique Apollo (6 300 km) déployé en 2003. Enfin, en 2011, grâce à l'arrivée du multiplexage en polarisation et de la détection cohérente, il est désormais possible de transmettre 64 longueurs d'onde modulées à 40 Gbit/s sur une paire de fibres.

Bien que semblable à celle des liaisons terrestres en termes d'objectif de capacité de transmission, la conception des liaisons sous-marines doit en revanche tenir compte de contraintes très spécifiques telles que :

  • la distance de transmission, qui peut atteindre 12 000 km (soit 200 répéteurs cascadés) ;

  • la fiabilité des répéteurs, dont le taux de panne doit être inférieur à 1 % pendant la durée de vie de la liaison, soit 25 ans ;

  • la compatibilité à la très haute tension : les amplificateurs optiques ne pouvant être alimentés localement, une liaison sous-marine est alimentée en courant continu depuis les stations d'extrémité terrestres, ce qui nécessite le transport de tensions pouvant atteindre 12 kV ;

  • l'étanchéité à l'eau mais aussi au gaz comme l'hydrogène ;

  • la résistance à la pression qui peut atteindre 800 bar ;

  • la résistance à la tension, notamment lors de réparation de câbles par 8 000 m de fonds.

Nous aborderons également les opérations marines concernant le repérage du tracé, la pose par ensouillage et la réparation d'une liaison sous-marine.

Le dernier paragraphe est consacré aux liaisons sous-marines sans répéteur dont la conception fait appel à des technologies différentes des liaisons sous-marines amplifiées, comme par exemple l'amplification déportée ou l'amplification...

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https://doi.org/10.51257/a-v1-e7105

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