Le MaaS (Mobility as a Service) accompagne l’évolution de nos modes de vie en transformant la mobilité en un véritable service. Porté par la dématérialisation et l’essor des technologies numériques, il permet d’agréger différents services de transport et de les rendre accessibles depuis un smartphone, facilitant ainsi les déplacements et favorisant l’intermodalité.
Cette évolution, soutenue notamment par les acteurs du numérique, ouvre des perspectives en matière de gain de temps, de coût, d’accessibilité et de praticité. Le déploiement de services MaaS doit toutefois composer avec plusieurs défis : fracture numérique, complexité de la gouvernance, coordination entre acteurs publics et privés, mais aussi nécessité d’assurer la rentabilité des services.
Dans un environnement où les technologies sont désormais matures, l’enjeu est donc de définir des stratégies adaptées à chaque projet et aux besoins des utilisateurs, tout en intégrant les contraintes réglementaires, notamment en matière de données personnelles. Découvrez les enjeux et les perspectives du MaaS et de la mobilité connectée.
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RÉSUMÉ
Les mobilités se développent, se conjuguent et s'hybrident. En parallèle, les modes de consommation évoluent vers plus de simplicité et se dématérialisent. Pour le monde du transport, il s'agit de s'adapter à cette réalité et de proposer aux utilisateurs des solutions de plus en plus intégrées. C’est la promesse du MaaS, pour "Mobility As A Service". Mais entre la théorie et la pratique, entre la technique et les affichages marketing, qu’en est-il réellement ? Il s’agira de revenir sur le MaaS en tant que concept. Seront ensuite abordées les différentes briques qui permettront de construire demain un système de MaaS efficient. Enfin, cet article reviendra sur l'écosystème qui gravite autour de ces notions de solutions numériques.
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INTRODUCTION
Le transport public s’est numérisé bien avant d’autres secteurs : la monétique s’est développée dès les années 1990, de même que l’information voyageurs et le guidage des véhicules. Les années 2000 ont vu exploser la création de calculateurs d’itinéraires accessibles via des sites Internet. Et puis... plus grand chose. Alors que le smartphone s’affirmait comme le premier assistant de mobilité, les transports publics sont restés longtemps en marge de la révolution des usages mobiles. Il a fallu l’irruption de nouveaux entrants comme Google Maps, Citymapper ou Moovit pour que les autorités locales s’emparent du sujet. Conséquence : aujourd’hui, beaucoup de territoires disposent d’un « système d’information multimodale », mais peu sont vraiment performants. La recherche de l’exhaustivité dans l’offre était déjà complexe, du fait de la multiplication de nouvelles offres, plus ou moins régulées, plus ou moins stabilisées, et surtout très rapides dans leur déploiement. L’intégration du paiement l’est au moins autant, parce qu’en plus de nécessiter la définition de politiques tarifaires adaptées, elle a un impact direct sur la capacité et la volonté de payer de l’utilisateur. Mais les autorités de transports ne s’avouent pas pour autant vaincues. Avec le MaaS pour
Mobility as a Service
, elles font une promesse à l’utilisateur : consommer de la mobilité « comme un service ». Mais si poser un nom sur ce défi est une première étape logique et sûrement très utile, qu’en est-il dans la réalité du déploiement de tels « services intégrés » ?
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MOTS-CLÉS
intermodalité
| billetique
| MaaS
| réglement général sur la protection des données(RGPD)
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Mobility as a Service : de la promesse à la réalité