1. Bases théoriques et principes de l’analyse en flux continu constant
L’expression analyse par injection en flux continu (FIA) a été pour la première fois employée en 1975 par Ruzicka et Hansen [2] pour désigner l’opération qui consistait à injecter avec une seringue hypodermique une solution échantillon dans un fluide en mouvement ; cet échantillon était alors entraîné vers un détecteur, un spectrophotomètre dans le cas d’une solution de phosphates ou un détecteur potentiométrique dans le cas d’une solution d’ammoniaque.
Auparavant, on peut trouver une première évocation de ce type de méthode dans les travaux de Nagy et al. [3] où une chambre de mélange placée sur le parcours d’une solution injectée dans un électrolyte transporteur permettait une homogénéisation rapide et complète de cette solution à analyser avec l’électrolyte.
On définit aujourd’hui l’analyse en flux continu, dans son principe général, par l’injection d’un petit volume (µL) d’une solution échantillon dans un fluide en mouvement, non segmenté,...
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