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Biodégradation de réactif organique : le cyanure
Biotechnologies dans la métallurgie extractive
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Biodégradation de réactif organique : le cyanure
Biotechnologies dans la métallurgie extractive

Auteur(s) : Dominique MORIN

Date de publication : 10 juin 2002

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1 - Biolixiviation des sulfures

2 - Biolixiviation des matières non sulfurées

  • 2.1 - Sulfato‐réduction
  • 2.2 - Traitement des minerais à faible teneur en MnO2
  • 2.3 - Dissolution des oxydes de fer
  • 2.4 - Autres traitements étudiés

3 - Bioextraction des métaux

  • 3.1 - Principes de concentration des métaux par voie microbiologique
  • 3.2 - Applications

4 - Biodégradation de réactif organique : le cyanure

Sommaire

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RÉSUMÉ

L’utilisation de micro-organismes pour extraire des métaux à partir de ressources minérales est une discipline à part entière de la métallurgie extractive avec une variété d’applications en termes de technologies et de métaux concernés. Les processus biochimiques mis en jeu sont connus de plus en plus finement. Et les procédés se révèlent fiablesavec une efficacité de plus en plus importante dans l’exploitation des ressources. Le point est fait ici sur les applications les plus représentatives de ce domaine en survolant les aspects phénoménologiques et en détaillant ceux des ingénieries utilisées.

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Auteur(s)

  • Dominique MORIN : Responsable de l’Unité Biotechnologies - Service Environnement et Procédés - Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)

INTRODUCTION

La mise en œuvre de matière vivante pour le traitement de matière minérale est à la croisée de plusieurs chemins ; la microbiologie, la pédologie, la géologie, la géochimie et la minéralurgie ou science du traitement des matières minérales.

Les microbiologistes à la recherche d’organismes jusque-là inconnus ont découvert des micro‐organismes vivant directement de la transformation des minéraux. Ils ont mis en évidence, par là aussi, que de tels micro‐organismes accéléraient considérablement les vitesses des réactions de transformation. Les pédologues et les géochimistes ont montré que chaque sol, chaque gisement porte son monde vivant qui en est une part d’identité.

Les minéralurgistes, qui mettent au point et utilisent les procédés de traitement de la matière minérale, ont pour obligation de sélectionner les procédés donnant le meilleur compromis entre la rentabilité et les nuisances pour l’environnement.

L’hydrométallurgie, domaine relatif à la séparation et à la récupération des métaux par voie aqueuse, est le lieu de rencontre de ces spécialistes. Milieu de confinement des produits de réactions des minéraux, la solution aqueuse de l’hydrométallurgie rappelle le milieu baignant le monde des micro‐organismes.

Il est bien clair que toutes les opérations de concentration des métaux mises au point par l’homme trouvent un écho dans la nature. Le monde biologique y participe en décomposant par action directe ou indirecte la matière minérale, en constituant un milieu favorable à la circulation du métal en phase aqueuse ou en immobilisant ce métal.

C’est un survol des phénomènes biologiques exploités, ou qui pourraient l’être dans l’avenir, qui va être présenté ci‐après.

Pour ce qui est de la décomposition de la matière minérale, la dégradation des composés sulfurés métalliques est le procédé avec intervention biologique le plus avancé dans le développement industriel. Dans le principe, ce procédé utilise des bactéries qui catalysent l’oxydation des sulfures, ce qui conduit à la dissolution des métaux.

Au stade industriel, la technique est exploitée pour les minerais de cuivre, d’or, d’uranium et de cobalt.

Le traitement suivant d’autres principes de matières minérales oxydées, dont certains minéraux industriels, est à l’étude.

Deux autres activités ont un intérêt potentiel dépassant le domaine de la métallurgie extractive : la fixation des métaux par de la matière biologique vivante ou morte et la destruction biologique de réactifs organiques comme les cyanures.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-m2238

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4. Biodégradation de réactif organique : le cyanure

Le cyanure, comme nous l’avons vu pour les minerais d’or réfractaires, sert dans l’industrie minière à l’extraction des métaux précieux et comme agent de flottation. Il a beaucoup d’autres usages, en particulier en galvanoplastie et dans de nombreuses synthèses organiques (EDTA, cyanoacrylate, aminoacides, etc.) ; on le rencontre aussi dans les effluents de cokerie en compagnie de phénols, pyridine, goudron, etc.

Les travaux d’application de biodégradation d’effluents cyanurés ont porté sur des effluents de cokerie, de l’industrie minière et de l’industrie chimique [6].

Au cours de l’extraction de l’or, seule une très petite fraction du cyanure disponible se complexe à l’or, quelques milligrammes ou dizaines de milligrammes pour un gramme de cyanure introduit. Le reste est inutilisé, complexé à d’autres métaux ou transformé. La transformation donne du thiocyanate, SCN, et du cyanate, CNO. La complexation à d’autres métaux que les métaux précieux (Au et Ag) concerne particulièrement le fer, le cuivre et le zinc.

Le cyanure se présente sous forme :

  • libre CN ou HCN ;

  • de composés simples solubles [NaCN, KCN ou Ca(CN)2] ; ou peu solubles [Zn(CN)2 , CuCN ou Ni(CN)2 , par exemple] ;

  • de complexes faibles [ , par exemple] ;

  • de complexes assez stables [ ou ou , par exemple] ;

  • ou encore de complexes stables [ , , par exemple].

Les proportions de cyanure...

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