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La pollution aqueuse
Analyse des eaux résiduaires - Mesure de la pollution
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La pollution aqueuse
Analyse des eaux résiduaires - Mesure de la pollution

Auteur(s) : Jean-Claude BOEGLIN

Date de publication : 10 sept. 1997

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1 - La pollution aqueuse

  • 1.1 - Origine et nature de la pollution
  • 1.2 - Classification de la pollution en fonction de sa nocivité et de ses effets sur le milieu naturel
  • 1.3 - Mesure de la pollution : pourquoi et comment ?

2 - Nouveaux aspects réglementaires

3 - Conditions préliminaires indispensables pour la mesure de la pollution

4 - Critères analytiques de la pollution des eaux résiduaires

  • 4.1 - Caractéristiques physico-chimiques de la pollution aqueuse
  • 4.2 - Critères globaux d’évaluation de la pollution par les substances organiques
  • 4.3 - Critères chimiques indicateurs de la pollution azotée et phosphorée à l’origine de l’eutrophisation
  • 4.4 - Critères d’évaluation de la pollution toxique
  • 4.5 - Critères d’évaluation de la pollution microbiologique
  • 4.6 - Estimation quantitative du plancton
  • 4.7 - Estimation de la radioactivité des rejets industriels

5 - Conclusions

Sommaire

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Auteur(s)

  • Jean-Claude BOEGLIN : Ingénieur chimiste - Docteur ès sciences - Directeur général de l’Institut de recherches hydrologiques-Environnement (IRH)

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INTRODUCTION

L‘évolution spectaculaire que connaît l’environnement urbain et industriel pose, dans de nombreux pays, le problème de l’eau.

Pendant longtemps, l’eau a été considérée comme un bien naturel, un « don du ciel » gratuit, d’exploitation facile, bon marché et, pour ainsi dire, sans valeur.

Pour être considérables, les ressources en eau ne sont malheureusement pas sans limites et la France, qui a offert, jusqu’à l’aube du XXe siècle, l’exemple d’un pays apparemment riche en eau, a dû, depuis lors, la consommation augmentant, prendre conscience du problème de l’eau et adopter une politique qui permette de lui trouver une solution.

Le problème de l’eau est inquiétant en réalité, non seulement si on le considère du point de vue quantité, mais encore, et davantage peut-être, sous l’aspect de la qualité.

Il ne semble pas, en effet, qu’il soit possible d’accroître sensiblement les ressources en eau naturelle : sources, puits et forages ; pratiquement tout ce qui était intéressant a été capté.

Force est donc de recourir, tant pour l’eau potable que pour l’eau industrielle, aux eaux de surface, eaux de rivières et de lacs. Ces dernières, encore relativement propres au début du siècle, sont malheureusement exposées de plus en plus à la pollution, sous la forme de rejets d’effluents industriels ou domestiques, et deviennent progressivement impropres à tout usage, sans un traitement préalable pouvant être compliqué et souvent onéreux.

Les nappes aquifères n’échappent pas, en outre, à cette contamination générale. On voit donc qu’un cercle vicieux s’amorce dans lequel le besoin et l’usage de l’eau croissent, tandis que, par effet de « boomerang », la pollution des eaux encore disponibles s’aggrave dangereusement.

Assurer une bonne alimentation en eau ne suffit donc plus : il faut éviter aussi que l’eau après usage, dite eau usée, contamine l’eau naturelle des nappes souterraines, des rivières et des lacs, la rendant ainsi impropre à la consommation et à l’utilisation industrielle.

Il s’avère donc de plus en plus nécessaire de contribuer à la réalisation d’un double programme, consistant à conserver et à protéger l’eau et, pour cela, une meilleure connaissance sur le plan analytique de la pollution des rejets industriels et urbains est indispensable.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-p4200

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1. La pollution aqueuse

1.1 Origine et nature de la pollution

Polluer l’eau d’une réserve superficielle ou profonde [13], c’est modifier ses caractéristiques naturelles (physiques, chimiques, biologiques et bactériologiques) en y rejetant certaines substances soit à l’état solide (matières en suspension), soit à l’état dissous, susceptibles :

  • de perturber, à plus ou moins longue échéance, l’équilibre biologique du milieu en rendant toute vie animale et végétale aléatoire ;

  • de rendre l’eau impropre à toute réutilisation ultérieure (production d’eau destinée à la consommation humaine, usage industriel...).

Nous sommes tous des pollueurs... chacun à sa mesure, certes.

Les industriels rejettent un bon nombre de substances qui vont polluer nos rivières et nos nappes d’eau, parfois d’une manière d’autant plus pernicieuse que l’on n’en connaît pas les effets à long terme.

Il est tout aussi vrai que par nos lavabos, nos éviers, nos salles de bains et nos WC, par exemple, passe chaque jour une pollution proportionnelle au nombre d’habitants. Elle consiste essentiellement en matières organiques biodégradables, mais aussi en des germes pathogènes (causes d’épidémie) et en des produits chimiques.

Or, si l’on peut espérer arrêter la progression de la pollution industrielle, voire la diminuer dans l’absolu, la pollution domestique augmentera sans doute aussi vite que la population et les concentrations urbaines... à moins que nous ne prenions conscience du danger et consentions à modifier notre comportement, même par de petits gestes (par exemple, éviter l’abus de détergents).

Même l’agriculture, qui est pourtant indiscutablement la gardienne de la nature, est à l’origine de certaines pollutions. C’est le cas des gros élevages de porcs et de bovins notamment, mais surtout des engrais chimiques, des pesticides et autres produits qui protègent les cultures ou facilitent la vie des agriculteurs. Ces produits peuvent polluer les nappes d’eau par infiltration et les rivières par lessivage et ruissellement en période de pluie.

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1.2 Classification de la pollution en fonction de sa nocivité et de ses effets sur le milieu...

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