Procédé physique de division d'une substance en fines gouttelettes, également appelé
pulvérisation, qui traduit le
passage d'une phase continue à une phase dispersée.
L'omniprésence des phases dispersées (liquides pour les gouttes, solides pour les particules) dans la nature est le fait d’un
processus de formation de la matière très spécifique, mais d’une grande flexibilité, qui donne lieu à bon nombre d’applications industrielles dans le domaine pharmaceutique, cosmétique, automobile ou électronique. Les
processus et mécanismes physiques mis en jeu lors du passage d'une phase continue liquide à une phase dispersée étant complexes, il est difficile d’effectuer une quantification précise de la taille et de la vitesse des
gouttes produites. Dans la plupart des cas, l’approche théorique ne fournit que des tendances et des aspects qualitatifs. Pour autant, le recours à des méthodes simplifiées conduit à une meilleure prévision des caractéristiques
des brouillards de gouttes obtenus, ainsi que leur évolution. Grâce au développement du calcul intensif, les simulations numériques directes sont en forte progression ces dernières années.
L’atomisation peut s’obtenir par de
nombreux procédés (interaction aérodynamique, mécanique, électrostatique, mais aussi par cavitation ou même par ultrasons). La connaissance des différentes technologies spécifiques des étapes successives de l’atomisation et des dispositifs à disposition pour
générer ces phases dispersées permet d’effectuer le choix adapté à l’application recherchée, notamment le système de pulvérisation.
En agroalimentaire, ce terme désigne une opération de pulvérisation d'un concentré liquide sous forme dispersée de microgouttelettes grâce à une turbine rotative ou bien des buses fixes. Ce principe permet un séchage instantané dans un courant d'air chaud, et l'obtention de microparticules de poudre (lait, café, boisson chocolatée...).