On a pu constater, depuis une ou deux décennies, une prise de conscience aiguë de la fonction «
bâtiment
», ou, plus exactement, une appréciation plus équilibrée de la distinction fondamentale entre
contenant
et
contenu
.
Un bâtiment n’a plus (cela a pu être parfois un cas extrême) comme objectif prioritaire la mise en valeur de sa conception au moyen de quelques photographies artistiques dans une revue spécialisée, mais cette double vertu de son originalité architecturale
et
de son aptitude à remplir les fonctions auxquelles il est destiné. Celles-ci peuvent se décliner en particulier comme suit :habitat ; travail ; commerce ; culture ; éducation ; santé ; loisirs ; spiritualité.
On traitera ici des
bâtiments en général
, habitat et activités diverses, en excluant ceux à vocation industrielle en tout ou partie, c’est-à-dire abritant des exploitations mettant en œuvre des processus de fabrication ou de transformation, à forte connotation technique. Pour ces derniers, toutefois, certains éléments du présent article sont susceptibles d’être adaptés.
Ne serait-ce que pour l’
éclairage
, l’électricité est présente dans tout local, sous une forme ou une autre, et cette omniprésence lui vaut une place particulière dans l’ensemble des équipements techniques du bâtiment. Peut-être, à ce sujet, peut-on un peu insister sur l’éclairage ; cette fonction électrique est immédiatement perceptible ; elle contribue à la visibilité de l’œuvre. C’est aussi une affirmation de l’appropriation personnalisée de l’espace privatif. Il a été dit que l’éclairage est autant une technique qu’une science et qu’un art.
Indépendamment des fonctions dites traditionnelles de l’électricité (éclairage, usages divers, force motrice, chauffage-climatisation), l’irruption des «
nouvelles technologies
» a amené à revoir, au-delà des réseaux mêmes, la conception des bâtiments ; certains, dédiés à des activités dont l’évolution peut être rapide ou à occupation changeante, nécessitent une capacité d’adaptation et de transformation qui devrait, en principe, bannir toute structure de type rigide (incorporation dans le gros œuvre par exemple).
Il est paradoxal, par exemple, de voir les opérations de rénovation des logements utiliser des modes de câblage « hors gros œuvre », donnant ainsi des possibilités d’évolution qui, sauf exceptions, ne sont pas offertes dans la construction neuve....