Les marchés de travaux privés, en France, relèvent de la libre
négociation des parties. Cette liberté contractuelle a toutefois ses
limites dans l’environnement réglementaire des chantiers de construction
(sécurité et protection de la santé, protection des travailleurs,
des sous-traitants et des acquéreurs de logements). Des lois d’
ordre public
, social ou économique, auxquelles il n’est pas possible
de se soustraire, encadrent ainsi l’activité des maîtres d’ouvrage
et de leurs locateurs.
Sous réserve de ces lois, dont beaucoup sont codifiées au Code
du travail et au Code de la construction et de l’habitation, les conditions
d’exécution d’un marché privé sont variables. Des normes ont certes
été établies par l’Afnor (NF P 03-001 pour les travaux de bâtiment,
et NF P 03-002 pour les travaux de génie civil) afin de donner aux
participants à l’acte de construire un cadre permettant de régir leurs
relations contractuelles, à charge pour eux de définir les modalités
particulières d’exécution de chaque opération, le contrat, signé dans
toutes ses composantes, faisant alors la loi des parties. Mais ces
normes n’ont pas un caractère obligatoire, et n’ont d’effet contraignant
que si le marché signé y fait référence.
L’objet du présent dossier [
] et [
] est de fournir
au lecteur une approche synthétique de l’ensemble de ces questions,
souvent éparses dans des ouvrages ou articles spécialisés.