L'article 1 de la Charte de l'Environnement française décrète que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». La majorité des êtres humains passe plus de 80 % de leur temps dans des espaces clos, ce qui fait de la qualité de l'air intérieur une préoccupation légitime de santé publique. Cela devient même un enjeu incontournable dans les bâtiments actuels, neufs ou réhabilités, fortement isolés et étanches à l'air. La principale fonction de la ventilation est de préserver cette qualité de l'air intérieur dans les logements et les bâtiments.
D'ailleurs, une enquête IPSOS, datant d'avril 2014 et commanditée par l'association Qualitel, montre que le trio de tête des critères prioritaires pour les propriétaires et les locataires, en termes de qualité de leur logement, est l'isolation thermique (76 %), la sécurité électrique et incendie (72 %), la ventilation et la prévention contre l'humidité (71 %). Ce résultat diffère des enquêtes des années précédentes, où l'isolation acoustique et les équipements sanitaires sortaient en premier. Que l'isolation thermique devance maintenant l'isolation acoustique semble logique dans le contexte économique actuel, mais la prise de conscience de l'importance de la qualité de l'air intérieur est plus surprenante et révélatrice d'une nouvelle préoccupation des particuliers.
Le colloque Défis Bâtiment et Santé, qui s'est déroulé en mai 2014 à Paris, était dédié à la qualité de l'air dans le bâtiment, et notamment dans les établissements accueillant des enfants, de la crèche au lycée. Il y a été souligné l'obligation urgente de surveillance des lieux recevant des enfants de moins de 6 ans.
Cependant, le renforcement de l'isolation et de l'étanchéité à l'air des bâtiments a un impact sur les consommations de chauffage liées à la ventilation. Les besoins en chauffage étant réduits, l'arrivée d'air neuf à réchauffer constitue une source, proportionnellement plus importante qu'auparavant, de consommations d'énergie. Il est par conséquent nécessaire de choisir des systèmes de ventilation économes en énergie, de par leur conception (moteurs basse consommation), et de par leur fonctionnement (modulation des débits d'air en fonction des besoins ou/et récupération de chaleur sur l'air extrait).
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