RÉSUMÉ
La microélectronique a toujours été dépendante de la métallurgie, dès le premier transistor qui a dû attendre l’élaboration d’un silicium de pureté suffisante. Cette incontournable présence des matériaux dans la microélectronique infléchit de façon très marquée son avancée. Ainsi, le contexte actuel de miniaturisation des composants impose l'étude des nouveaux procédés et matériaux. La microélectronique à support silicium est constituée en grande partie de métaux et leurs dérivés, que ce soit dans l’ingénierie des barrières de diffusion ou dans celles des interconnections métalliques. Et les problématiques de soudage et l’élimination de la chaleur sont eux aussi des enjeux majeurs nécessitant le développement de nouveaux matériaux. L'implication de la métallurgie dans ce secteur industriel ne fait donc que se renforcer.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'article
AUTEUR(S)
-
Yves BRECHET
: Professeur à l'Institut national polytechnique de Grenoble Membre senior de l'Institut universitaire de France
-
Dominique MANGELINCK
: Chargé de recherche CNRS Institut Matériaux Microélectronique Nanosciences de Provence IM2NP
-
Jean PHILIBERT
: Professeur émérite à l'Université Paris-Sud Laboratoire physicochimie de l'état solide
-
Olivier THOMAS
: Professeur, université Paul Cézanne, Aix-Marseille III Institut Matériaux Microélectronique Nanosciences de Provence IM2NP
INTRODUCTION
Dès sa naissance, la microélectronique a été dépendante des matériaux :
on n'a pu réaliser le premier transistor que lorsqu'on a su élaborer
un silicium de pureté suffisante, par une technique de purification
appelée « refusion de zone » et inventée... par un métallurgiste !
Dans le contexte actuel de miniaturisation des composants, un passage
obligé est l'étude des nouveaux procédés et matériaux, dont une grande
partie est constituée de métaux et leurs dérivés. Les exigences de
développements de gradients de composition chimique ne devant pas
évoluer dans le temps imposent des barrières de diffusion de plus
en plus performantes. Les interconnections métalliques assurant le
transport du courant doivent avoir des résistivités de plus en plus
faibles, ce qui impose une maîtrise parfaite des défauts structuraux.
Les problèmes de connectique imposent de maîtriser tout l'attirail
des technologies de soudage. Les densités de courant mises en jeu
et la réduction des échelles font de l'élimination de la chaleur un
enjeu majeur nécessitant le développement de nouveaux matériaux. Il
n'est pas un domaine des matériaux de la microélectronique qui puisse
faire l'économie d'une bonne connaissance de la métallurgie. Nous
nous limitons dans ce dossier à la métallurgie pour la microélectronique
à support silicium : nous n'abordons pas les recherches dans les
domaines optoélectronique, électromagnétisme, micro-ondes et antennes,
même si ces problématiques sont liées à celles de la microélectronique.
L'implication de la métallurgie dans ce secteur industriel est donc
plus indispensable encore que ne le laissent penser les quelques exemples
utilisés ici pour l'illustrer.
Qu'il suffise, pour ne pas oublier l'étendue du domaine en dehors
de la microélectronique proprement dite, de citer l'exemple des condensateurs
aluminium/alumine qui avaient posé de redoutables problèmes aux métallurgistes
afin d'assurer l'état physique et microstructural de la couche d'alumine.
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Lecture en cours
Métallurgie pour la microélectronique à support silicium