Les communications sont devenues essentielles, aussi bien dans le domaine civil (fonctionnement politique, économique et social de notre société de plus en plus axée sur la transmission d'informations entre particuliers, acteurs économiques, dirigeants et organismes régulateurs), que militaire (conduite des forces et contrôle du théâtre d'opérations). Qu'il s'agisse de :
réglementer l'utilisation du spectre ;
vérifier la bonne application de la réglementation ;
valider le bon fonctionnement d'un réseau installé ;
surveiller un champ de bataille.
Le préalable indispensable à toute mise en œuvre des fonctionnalités de radiosurveillance est l'interception des signaux radioélectriques et leur réception à des fins d'analyse, immédiate ou différée, selon les cas d'application et la complexité des environnements radioélectriques. Pour cela, les intercepteurs, récepteurs et détecteurs utilisés en radiosurveillance, reposent sur des bases techniques similaires à celles des postes de radiocommunication. Mais, lorsque leur vocation est généraliste, les couvertures en fréquence et les pannels de signaux cibles sont largement augmentés.
Dans le domaine civil
, les signaux à traiter par la radiosurveillance ne présentent généralement pas de propriétés particulières de furtivité. L'interception et la réception privilégient donc plutôt la qualité du filtrage des porteuses reçues, dans des conditions généralement favorables à la production de mesures techniques précises, au détriment de la vitesse de balayage et de la rapidité (exploitations éventuellement conduites en temps différé).
Dans le domaine militaire
, les modes d'alerte et d'autoprotection basés sur la radiosurveillance des communications nécessitent des modes de balayages rapides et des filtres à large bande instantanées, afin d'augmenter la probabilité de détection des signaux versatiles et furtifs (notamment les signaux à évasion de fréquence). Le renseignement d'origine électromagnétique peut utiliser à la fois des modes d'acquisition à balayage rapide pour optimiser la probabilité d'interception, et des modes d'acquisition à balayage lent et durées d'enregistrement longues, pour optimiser les conditions de mise en œuvre des traitements de détection et d'analyse en aval. Dans tous les cadres d'applications militaires, la complexité radioélectrique des théâtres d'opérations (tacticité des porteurs limitant la taille et la hauteur des aériens, le poids, le volume et la consommation des récepteurs) et les difficultés de captation des signaux (éloignement fréquent des émetteurs cibles, bouillages,...