Les normes volontaires donnent un cadre de référence pour fournir
des lignes directrices et des prescriptions techniques pour des produits
ou des services. Lancées à l’initiative des acteurs du marché, elles
reposent sur le consensus entre toutes les parties prenantes. À l’heure
où le trop-plein de normes réglementaires est décrié (notamment lors
de la crise agricole en début d’année 2024), il est important de rappeler
que les normes volontaires sont utiles à la compétitivité des entreprises.
L’environnement dans lequel nous évoluons a besoin de repères, et
l’un de ces repères est constitué par la normalisation.
La norme est un « document, établi par consensus et approuvé par
un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés,
des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des
activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal
dans un contexte donné » (Organisation internationale de normalisation).
Il convient que les normes soient fondées sur les acquis conjugués
de la science, de la technique et de l’expérience et visent à l’avantage
optimal de la communauté.
En Europe, la reprise systématique des normes ratifiées par le
Comité européen de normalisation (CEN) par tous les pays membres du
CEN dans leur collection nationale (règle du
statu quo
) est un puissant unificateur des normes nationales en vigueur. Par
là même, l’Europe devient la première région au monde disposant d’une
collection harmonisée.
La normalisation se développe sur des produits de marché mondial,
des méthodes d’essais et des méthodes de gestion telles que le management
et l’assurance de la qualité.
Globalement, la normalisation permet une évolution des économies
vers la mondialisation :
importance croissante des échanges internationaux (biens
d’investissement, biens de consommation) ;
efforts des gouvernements pour harmoniser les différentes
réglementations nationales (OMC, ONU...).
Au niveau local, la normalisation permet :
de rationaliser et de mieux gérer les fabrications donc
de réaliser des économies d’échelle et des gains de productivité ;
d’élever les seuils de qualité des produits ;
de simplifier les relations commerciales ;
d’accéder à la certification (ou preuve de conformité aux
normes) ;
de mettre en place un système d’assurance qualité ;
de limiter les risques.
La normalisation...