Présentation
NOTE DE L'ÉDITEUR
14/03/2019
Les normes ISO 4037-1 de décembre 1996, ISO 4037-2 de décembre 1997, ISO 4037-3 de juin 1999 et ISO 4037-4 d'octobre 2004 citées dans cet article sont remplacées par les normes ISO 4037-1 à -4 "Radioprotection - Rayonnements X et gamma de référence pour l'étalonnage des dosimètres et des débitmètres, et pour la détermination de leur réponse en fonction de l'énergie des photons
- Partie 1: Caractéristiques des rayonnements et méthodes de production
- Partie 2: Dosimétrie pour la radioprotection dans les gammes d'énergie de 8 keV à 1,3 MeV et de 4 MeV à 9 MeV
-Partie 3: Étalonnage des dosimètres de zone et individuels et mesurage de leur réponse en fonction de l'énergie et de l'angle d'incidence
- Partie 4: Étalonnage des dosimètres de zone et individuels dans des champs de référence X de faible énergie" (Révision 2018)
Pour en savoir plus, consultez le bulletin de veille normative VN1901 (janvier 2019).
29/08/2019
Les normes NF ISO 4037-1 de décembre 1998 et NF ISO 4037-2 et -3 de juillet 2000 citées dans cet article ont été remplacées par la norme NF ISO 4037-1 (M60-512-1) : Radioprotection - Rayonnements X et gamma de référence pour l'étalonnage des dosimètres et des débitmètres, et pour la détermination de leur réponse en fonction de l'énergie des photons
- Partie 1 : caractéristiques des rayonnements et méthodes de production
- Partie 2 : dosimétrie pour la radioprotection dans les gammes d'énergie de 8 keV à 1,3 MeV et de 4 MeV à 9 MeV
- Partie 3 : étalonnage des dosimètres de zone et individuels et mesurage de leur réponse en fonction de l'énergie et de l'angle d'incidence (Révision 2019)
Pour en savoir plus, consultez le bulletin de veille normative VN1905 (mai 2019).
RÉSUMÉ
En France, on estime à 230 000 le nombre de personnes potentiellement soumises à des rayonnements ionisants du fait de leur activité professionnelle. Les réglementations européennes et françaises imposent que ces personnes soient soumises à une surveillance basée sur un contrôle individuel. Cet article décrit les différents dosimètres existants : les dosimètres passifs qui permettent de déterminer a posteriori la dose reçue et les dosimètres actifs à lecture directe. Dans tous les cas, il est important de choisir un dosimètre adapté au type de rayonnement.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Jean-Claude THÉVENIN : Secrétaire du Sous-Comité 45B « Instrumentation pour la radioprotection » de la Commission Électrotechnique Internationale (CEI) - Assistant du Chef du Service de Dosimétrie de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
INTRODUCTION
En France, environ 230 000 personnes peuvent être exposées à des rayonnements ionisants. Une partie d’entre elles travaille dans le domaine de la production d’énergie d’origine nucléaire (fabrication du combustible, centrales nucléaires, retraitement, recherche). Les autres, plus dispersés, mais plus nombreux, travaillent dans le domaine médical (en radiothérapie, radioscopie, médecine nucléaire), dans l’industrie (stérilisation, polymérisation, radiographie de pièces et de soudures, etc.), dans l’armée (navires nucléaires, armes), dans la recherche universitaire (laboratoires de recherche, accélérateurs), etc.
Suivant les directives européennes et la réglementation française, ces travailleurs doivent être soumis à une surveillance ayant pour objectif de contrôler qu’ils ne sont pas exposés à des doses de rayonnement supérieures à certaines valeurs correspondant à un risque considéré suffisamment faible pour être acceptable.
Ce contrôle se fait au moyen de dosimètres individuels qui sont l’objet du présent article. Cette dosimétrie est obligatoire pour les travailleurs susceptibles d’être exposés à plus de 30 % de la limite réglementaire (catégorie A).
Ces dosimètres doivent être portés sur la poitrine où l’on estime que la valeur qu’ils mesurent est représentative de la dose efficace (dose moyenne pour le corps entier). Dans certains cas particuliers, où les extrémités sont plus particulièrement exposées, les travailleurs peuvent porter des bagues dosimétriques ou des dosimètres de poignet.
Au cours des dix dernières années l’optimisation, c’est-à-dire la recherche d’un niveau d’exposition aussi faible que raisonnablement possible, compte tenu des facteurs économiques et sociaux, s’est peu à peu imposée comme un objectif majeur de la radioprotection des travailleurs.
Alors que les dosimètres passifs ne permettent de connaître la dose reçue qu’a posteriori, des dosimètres électroniques à lecture directe sont de plus en plus utilisés, souvent connectés à des systèmes d’enregistrement quotidien centralisés, et permettent d’agir efficacement dans le sens de l’optimisation.
En cas d’accident, les dosimètres permettent de préciser les doses reçues par le travailleur et d’apporter une aide au diagnostic médical.
Dans tous les cas, l’utilisateur devra rester attentif au fait qu’un dosimètre n’est généralement pas conçu pour répondre parfaitement à tous les types ou toutes les énergies des rayonnements. Il devra choisir un dosimètre adapté aux champs de rayonnement auxquels le travailleur est (majoritairement) exposé.
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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE
Instrumentation pour la dosimétrie individuelle des travailleurs
Bibliographie
Références
- (1) - van DIJK (J.W.E.), BORDY (J.M.), VANHAVERE (F.), WERNLI (C.), ZAMANI-VALASIADOU (M.) - A review of the properties of the dosimetric systems and the quality assurance programmes of 48 dosimetric services in the European Union and Switzerland. - Radiation-Protection-Dosimetry, vol. 96, no 1, p. 151-157 (2001).
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