Les modes de perception de l'espace auditif sont fortement dépendants de la nature de l'environnement acoustique. On établit une distinction importante entre l'onde directe, exempte de toute interférence, et le champ réverbéré, observé en espace clos et résultant d'un grand nombre de réflexions sur les parois.
Pour chaque situation, l'oreille a la possibilité d'évaluer la position des sources sonores à partir d'indices spécifiques.
L'article présente en premier lieu les indices de champ libre :
différences interaurales d'intensité, de temps d'arrivée et de spectre ;
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modes d'intégration des informations spatiales :
azimut,
élévation,
profondeur.
La seconde partie est consacrée à l'examen des effets d'impression spatiale induits par les différentes caractéristiques de la salle et aux indices de localisation spécifiques de l'écoute dans des volumes limités par des parois.
De même que l'œil a la possibilité d'évaluer la position d'objets dans l'espace à partir de certains indices, tantôt monoculaires, tantôt binoculaires, l'oreille a la capacité d'explorer l'espace sonore à partir d'indices monauraux ou binauraux.
Il existe cependant deux différences essentielles par rapport à la vision :
l'étendue du champ auditif (spatial) est très supérieure à celle du champ visuel (frontal) ;
les modes de localisation auditive font appel à des indices différents selon que les sources sont en champ libre (plein air) ou en espace clos (salles).
En champ libre, l'oreille met à profit les décalages entre les signaux perçus par chaque oreille pour déduire la position de la source sonore qui les a générés. Ces décalages sont dus principalement aux différences de marche imposées par le contour de la tête et aux effets de masquage qui diffèrent selon que l'oreille est du côté de la source ou à l'opposé.
En salle, le champ direct intervient encore, mais il est généralement très faible par rapport au champ réverbéré et l'oreille évalue la répartition des sources en faisant intervenir d'autres propriétés perceptives.