L’économie circulaire (EC) désigne une transformation du modèle
linéaire « extraction, production, consommation, élimination », appliqué
à grande échelle mais qui est remis en cause du fait de finitude des
ressources naturelles. L’EC est actuellement perçue comme une réponse
satisfaisante vis-à-vis de l’obsolescence programmée, laquelle encourage
le gaspillage des ressources et l’achat de produits neufs.
Rien que pour la France, l’ADEME, le ministère de la Transition
écologique ainsi que l’Institut national de l’économie circulaire
(INEC) affichent sur leur site web des définitions différentes. Les
deux définitions les plus légitimes dans le contexte français nous
paraissent être celles de l’ADEME et des normes ISO 59000.
Selon l’
ADEME
, l’économie circulaire est un système économique
d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie
des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de
l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement
tout en développant le bien-être des individus. L’ADEME a également
établi les sept piliers de l’EC : il s’agit de l’approvisionnement
durable, l’écoconception, l’écologie industrielle et territoriale,
l’économie de la fonctionnalité, la consommation responsable, l’allongement
de la durée d’usage des produits et le recyclage des déchets.
Récemment, les
normes ISO 59000
ont élaboré une définition
de l’EC qui, avec l’aide de la taxonomie européenne dont l’objectif
est d’orienter les investissements vers les activités jugées « vertes »
ayant un impact positif sur l’environnement, contribuera à la normalisation
de ce domaine en harmonisant sa compréhension et sa mise en œuvre.
Selon ces normes, l’économie circulaire est un système économique
qui utilise une approche systémique pour maintenir un flux circulaire
des ressources, en recouvrant, conservant ou augmentant leur valeur,
tout en contribuant au développement durable. Les ressources peuvent
être considérées à la fois sous l’angle des stocks et des flux. Le
flux entrant de ressources vierges est maintenu au niveau le plus
bas possible et le flux circulaire des ressources reste le plus fermé
possible afin de réduire au maximum les déchets, les pertes et les
rejets produits par le système économique.
Le domaine de l’EC couvre donc beaucoup de secteurs d’activité,
de la location qui nécessite peu de connaissances techniques sur l’EC,
jusqu’au recyclage qui s’appuie sur des connaissances avancées en
génie des procédés. Financer des projets d’économie circulaire représente
un risque élevé pour un financeur, du fait de l’absence d’un historique,
permettant de définir des critères d’évaluation préalablement...