Présentation
RÉSUMÉ
Les infrastructures linéaires de transport, quels que soient leurs types, fragmentent le territoire et coupent les continuités écologiques indispensables à l’accomplissement du cycle de vie des espèces. A l’heure où l’érosion de la biodiversité s’aggrave, la construction de passages pour la faune est une solution efficace pour peu qu’ils soient adaptés aux enjeux des espèces présentes sur le site, correctement positionnés, dimensionnés, aménagés et gérés. Adaptés pour les constructions neuves comme pour la requalification des infrastructures, les passages pour la faune doivent être suivis pour évaluer leur efficacité ou pour ajuster leur aménagement. Ces suivis sont aussi indispensables pour alimenter le retour d’expériences et préciser les règles de l’art en constante évolution.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'articleAUTEUR(S)
-
Virginie BILLON : Adjointe au chef de groupe Environnement - Cerema Centre Est, L'Isle d'Abeau, France
-
Jean-François BRETAUD : Chef de projet biodiversité – Référent TVB et faune - Cerema Ouest, Nantes, France
-
Eric GUINARD : Chef de projets, chargé de recherche, écologue/Ecologist (PhD) - Cerema Sud-Ouest, Saint-Médard-en-Jalles, France
-
Eric LE MITOUARD : Chargé d’études en environnement - Cerema Ouest, Nantes, France
-
François NOWICKI : Chef de projet biodiversité - Cerema Est, Metz, France
-
Laurence THUILLIER : Responsable d'études Environnement (PhD) - Cerema Centre Est, L'Isle d'Abeau, France
-
Olivier PICHARD : Responsable d'études biodiversité et aménagement - Cerema Hauts-de-France, Lille, France
-
Christophe PINEAU : Chef de groupe « Ingénierie écologique » - Cerema Ouest, Nantes, France
INTRODUCTION
En 2019, l’Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem (IPBES) appelé aussi « GIEC de la biodiversité » estimait le rythme d'extinction des espèces de 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel d'extinction. Cette érosion accélérée de la biodiversité est quasi exclusivement liée aux activités humaines. Les cinq causes majeures de cette érosion sont aujourd’hui identifiées : la disparition et la fragmentation des écosystèmes, la surexploitation des espèces sauvages, l'introduction d'espèces exotiques envahissantes, les pollutions et le changement climatique.
La disparition et la fragmentation des écosystèmes sur le territoire national sont en partie liées au développement, depuis les années soixante, des infrastructures linéaires de transport terrestre notamment lorsque la perméabilité de ces dernières pour les espèces sauvages n’était pas assurée. Aujourd’hui, même si les nouveaux projets d’infrastructures sont bien moins nombreux et que la prise en compte des milieux naturels ne cesse de s’améliorer, l’impact de nouvelles coupures vient souvent renforcer le niveau de fragmentation existant.
L'aménagement du territoire passe désormais par le maintien des continuités écologiques existantes lors de la conception de nouveaux projets mais également par la restauration, sur les infrastructures en place, des fonctionnalités écologiques terrestres, aquatiques et semi-aquatiques interrompues par le passé. Des solutions adaptées pour chaque type de faune, respectueuses du comportement des espèces et des enjeux du territoire, peuvent ainsi être mises en place, il s’agit notamment des passages pour la faune. Les prescriptions (de solutions techniques et de dimensionnements) ne seront pas de même nature s’agissant d’une infrastructure neuve ou d’une infrastructure à requalifier.
Quel que soit le cas de figure, toutes les techniques présentées dans cet article nécessitent des études détaillées, dans le respect des procédures réglementaires, notamment environnementales (Natura 2000, loi sur l’eau, espèces protégées…). L’association d’un écologue à l’équipe de maîtrise d’œuvre, y compris en phase travaux, est primordiale pour assurer la fonctionnalité de l’aménagement.
L’entretien et/ou la gestion du patrimoine ainsi constitué est le gage d’un maintien en bon état dans le temps de l’aménagement, ce qui garantit également son efficacité.
Même si les connaissances sur le comportement de la faune sauvage augmentent et malgré les retours d’expériences dont le Cerema dispose, il n’en reste pas moins que la fonctionnalité des aménagements mis en place doit être suivie selon un protocole partagé et adapté aux enjeux locaux et à la question posée (le passage à faune sert-il d'habitat… ?...
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
MOTS-CLÉS
Ecologie | Passage à faune | Infrastructures linéaires de transport | Mortalité de la faune | Trafic
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
Passages à faune : état des lieux, efficacité et suivi
Sources bibliographiques
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
Quiz et tests de validation présents dans cet article
Entraînez-vous autant que vous le voulez avec les quiz d'entraînement.
Article inclus dans l'offre
"Génie écologique"
(
59 articles
)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.