La qualité alimentaire se décompose en quatre notions principales
(les « 4 S ») :
la qualité hygiénique et sanitaire : sécurité ;
la qualité organoleptique : satisfaction ;
la qualité nutritionnelle : santé ;
la qualité d’usage : service.
Le danger microbiologique menace la qualité sanitaire, la qualité
organoleptique et la qualité d’usage des denrées :
qualité sanitaire : les produits alimentaires peuvent être
le vecteur et le support de croissance de germes pathogènes et/ou
de leurs toxines ;
qualité organoleptique et qualité d’usage : la valeur
d'usage des denrées est diminuée par le développement d'une flore
microbienne d'altération saprophyte.
La maîtrise du danger microbiologique nécessite une action polyfactorielle
incluant les bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène et la mise
en place d’une démarche de sécurité alimentaire du type HACCP
2.2.3
. Parmi les actions
de maîtrise, le contrôle de l’ambiance, et notamment la climatisation
des locaux de production est un élément essentiel.
Le but de la
maîtrise d’ambiance est :
· Limiter la
contamination microbiologique des produits intermédiaires et finis.
· Ralentir le
développement des micro-organismes déjà présents sur les denrées.
· Permettre
une productivité satisfaisante dans des conditions de travail
sûres et adaptées à l'homme.
Cet article se limitera aux conditions d’ambiance. Nous
n’aborderons pas ce qui concerne les matériaux de construction, le
matériel de production, l’éclairage, l’élimination des effluents,
les gaz de processus de fabrication ainsi que la gestion de l’eau,
de la vapeur et de l’air comprimé. Concernant la conception des espaces
de travail en vue de la prévention des risques professionnels, le
lecteur pourra se reporter à l’article [22] dans ce traité.