Dans les exemples décrits dans l’article « Mathématiques », l’algorithme étant choisi, les deux correspondants se mettaient d’accord sur la clé K qu’ils gardaient secrète. Le processus était alors symétrique ; chacun pouvait envoyer et recevoir des messages confidentiellement. On dit que de tels algorithmes sont
symétriques
ou à
clé secrète
.
Les années 1970 ont vu apparaître un nouveau type d’algorithmes dits à
clé publique
ou
asymétriques
. Ils correspondent, dans notre formalisme, à une situation où la donnée de E
K
ne suffit pas
pratiquement
(en un sens à définir précisément, mais disons à l’aide des moyens de calculs existants) pour retrouver D
K
. Dans ce cas, le procédé n’est plus symétrique ; le possesseur de E
K
est capable d’envoyer des messages au détenteur de D
K
qui sera le seul à pouvoir les lire. Il n’y a alors aucune raison de laisser l’application E
K
secrète ; on la publie sous l’appellation de
clé publique
. Chacun peut envoyer de manière confidentielle des messages au possesseur de D
K
, cette dernière application ou ce qu’il faut pour la construire prenant le nom de
clé secrète
. Dans la suite de ce texte, nous allons décrire des exemples qui permettront de clarifier cette notion d’algorithme à clé publique.
L’article «
Cryptographie
» fait l’objet de deux fascicules :
AF 172 Mathématiques
AF 173 Algorithmes
Les sujets ne sont pas indépendants les uns des autres.
Le lecteur devra assez souvent se reporter à l’autre fascicule.