Le célèbre congrès de Davos en Janvier 2017 introduisait l’ère de la quatrième révolution industrielle, née des révolutions précédentes :
la première révolution, la mécanisation, maîtrisait la puissance de l’eau et de la vapeur, et rendit possible les chemins de fer ;
la révolution de l’électricité permit la production de masse avec une énergie facile à doser ;
l’ère des ordinateurs et de l’automatisation industrielle introduisait la capacité insondable du calcul au service de l’optimisation des opérations ;
bâti sur ces révolutions précédentes, l’« Internet des Objets » et les systèmes « cloud computing » mettent en œuvre la richesse des technologies de l’information au-delà des limites traditionnelles entre les entreprises.
Nota« Internet of Things (IoT) désigne (en anglais) :
les capteurs de données, désormais omni-présents ;
les réseaux qui permettent la transmission des données issues de ces capteurs ;
les systèmes qui exploitent ces donnes. »
Cet article tente d’expliquer les bases, les outils, et les enjeux de cette quatrième révolution industrielle dans les opérations de planification et de distribution des entreprises.
À titre d’exemple, le concept « Industrie 4.0 » a pris le devant de la scène au congrès du World Economic Forum à Davos (voir le Pour en savoir plus).
Il s’appuie sur les principes de :
l’interopérabilité des systèmes et des équipements, tant entre eux qu’avec les produits mis en œuvre et les personnes conduisant les opérations ;
la transparence de l’information, qui permet d’associer les données issues des capteurs industriels (états de l’équipement, conditions d’exploitation, caractéristiques des matériaux) avec un schéma de l’usine qui sert à piloter le tout ;
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l’analyse des données et le soutien à la décision par la :
collecte et analyse préliminaire des données ;
opérations de correction autonomes ;
présentation des conclusions pour validation lors de problèmes complexes ;
la décentralisation et l’autonomie maîtrisée, par une plus grande intelligence déployée auprès des opérations.
Les auteurs précisent que cette stratégie industrielle, l’apothéose du « lean » en quelque sorte, s’appuie sur des équipements autonomes sur les plans de :
la configuration ;
l’autodiagnostic ;
l’optimisation.
L’interconnexion de ces équipements par des réseaux...