Le verre qui a vu le jour, quelque part au Proche-Orient il y a 4 500 ans, est une des créations humaines, vraisemblablement fortuite, et des plus étonnantes ! Depuis ses origines, vers 2 500 avant Jésus Christ et jusqu'au
XVI
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siècle, le verre resta toutefois une denrée chère et, par conséquent, réservée à des emplois nobles, tels que des bijoux, des amulettes ou même, dans le cas de compositions renfermant de l'antimoine, des médicaments ingérés sous forme de poudres fines.
Il fallut attendre le début de notre ère pour voir apparaître deux inventions majeures :
amélioration de la pureté de la matière première utilisée, la silice, avec l'obtention d'un verre transparent, permettant l'amélioration de l'aspect des objets fabriqués ;
une innovation technologique, avec la possibilité de fabriquer des corps creux, grâce au procédé de soufflage.
Le verre est un matériau d'emballage qui, bien que relativement ancien, jouit encore de nos jours, notamment en raison de sa neutralité, vis-à-vis de son contenu, d'un effet rassurant auprès du consommateur. En effet, une enquête conduite, en 2009, par la Fédération européenne du verre, auprès de 6 200 familles, a démontré que les trois quarts des consommateurs européens privilégiaient le verre comme matériau d'emballage des denrées alimentaires (aliments et boissons). Depuis quelques années, avec la prise en compte de l'impact environnemental et plus particulièrement de l'empreinte carbone des produits alimentaires et de leurs emballages, le verre a fait l'objet de critiques implicites de la part de fabricants d'emballages concurrents...
Cela dit, l'industrie du verre, consciente non seulement des atouts de son matériau, mais aussi des faiblesses de ce dernier, met en œuvre toute une série de mesures en direction de l'éco-conception et du développement durable. Elles concernent principalement trois aspects :
les matières premières
: l'augmentation de la proportion de calcin (verre recyclé traité) dans le mélange vitrifiable, réduit le rejet de CO
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par le four. Ainsi, il a été démontré que l'emploi d'une tonne de calcin diminue le rejet de CO
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, de l'ordre de 500 kg. Cela sous-entend, à l'évidence, de poursuivre les efforts en matière de tri sélectif des emballages afin d'accroître le pourcentage de recyclage, qui n'était en 2009 que de 61 % avec un objectif pour 2012 de 75 %. Dans ce registre, on constate que le recyclage du verre est très inégal entre les régions françaises, d'où...