3. La tâche de conduite : aspects cognitifs et sensori-moteurs
Sans doute est-ce une tendance naturelle de l’être humain que de concevoir des automates à son image. Le véhicule autonome n’échappe pas à la règle : aussi pour appréhender sa logique de fonctionnement il convient de comprendre comment le conducteur humain gère la tâche de conduite.
Observons la scène routière de la figure 1 et considérons le véhicule en rouge, que nous appelons EGO par la suite. Nous faisons l’hypothèse que le véhicule V1 exécute un freinage brusque. Le conducteur d’EGO va percevoir cette situation et tenter d’éviter la collision. Trois options s’offrent à lui :
Rester dans sa voie et tenter un freinage d’urgence : cette option expose le conducteur à une collision par l’avant si la manœuvre échoue et une collision par l’arrière par V5 ;
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