Vers le milieu des années soixante-dix, l’Europe ne disposait pas de moyen de lancement lourd pour ses satellites.
En 1973, elle décidait de développer Ariane 1, qui permettait alors d’assurer son autonomie et de fournir des services commerciaux. A cette époque, plus de 70 % des satellites avaient une masse inférieure à 1 300 kg mais, très vite, les masses ne cessant de croître, Ariane 1 devenait insuffisante. Ariane 2 et 3 voyaient leurs performances augmentées par l’ajout de 2 propulseurs d’appoint à poudre et par un accroissement de la poussée des moteurs des étages principaux. Vers le milieu des années quatre-vingt, alors qu’Ariane 4 allait devenir opérationnelle et constituer le « fer de lance » d’Arianespace, la masse des charges utiles à lancer sur orbite allait encore s'accroître, évolution qui continue encore de nos jours.
En 1987, les ministres européens décidèrent alors le développement du lanceur lourd Ariane 5, afin de conserver une capacité de lancement compétitive face à l’augmentation de la masse et du volume des satellites, et pour le lancement d’éléments de vols habités en orbite basse. L’emploi des
matériaux composites
a fortement participé à l’augmentation des performances des lanceurs Ariane.