RÉSUMÉ
Le degré d’évolution des charbons entrant dans le mélange à cokéfier est un facteur déterminant pour les propriétés structurales du coke. Les charbons à coke donnent les cokes les meilleurs, les plus organisés, les moins réactifs et les plus résistants. Les charbons peu évolués, riches en matières volatiles, conduisent à des cokes fortement réactifs et fissurés. Cette valeur d’usage est définie au travers des propriétés chimiques, physico-chimiques et mécaniques du charbon, entre autres le taux de cendres, la teneur en soufre et en alcalins, la distribution granulométrique et la perméabilité. Au final, la pratique est d’associer des charbons de qualités différentes de façon à produire, dans les meilleures conditions économiques, le coke requis pour le haut fourneau.
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AUTEUR(S)
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Daniel ISLER
: Ingénieur Civil des Mines – Nancy - Directeur adjoint du Centre de Pyrolyse de Marienau (CPM) - Responsable des Recherches - Responsable du Management de la Qualité, Sécurité, Hygiène industrielle et Environnement au CPM
INTRODUCTION
La valeur d'usage d'un
coke pour le haut fourneau
résulte de ses propriétés chimiques, physico-chimiques et mécaniques.
Un bon coke doit :
présenter un taux de cendres faible et régulier et une basse teneur en soufre et en alcalins ;
avoir une distribution granulométrique homogène et stable sous l'effet de sollicitations mécaniques, thermiques et chimiques : résistance élevée au morcellement et à l'effritement jusqu'à haute température et après agression chimique ;
être poreux, perméable ;
être organisé, peu réactif et capable de résister à une gazéification partielle par le CO
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Élaboration du métal primaire - Coke métallurgique