Comme pour toutes les fontes, la présence de carbone libre facilite grandement l’usinage des fontes à graphite sphéroïdal, le carbone jouant le rôle de lubrifiant et favorisant la rupture des copeaux. En outre, des avancées considérables ont été réalisées en matière de soudabilité de ces fontes, en particulier les fontes ferritiques, peu sujettes aux transformations cristallines par échauffement de la zone de soudure, zone affectée thermiquement. Il est également possible d’améliorer les propriétés de résistance à l’usure des fontes à graphite sphéroïdal grâce à un traitement thermique superficiel ou à un revêtement de surface.
Enfin, d’importants progrès permettent de produire aujourd’hui des fontes à graphite sphéroïdal présentant une structure bainitique, qui résulte d’un traitement thermique spécial, dénommé
trempe isotherme
, consistant en la transformation de l’austénite en une structure dont les caractéristiques de résistance à la traction et de ténacité sont beaucoup plus élevées.
La norme NF EN 1564 d’octobre 1997 a précisé les valeurs minimales de résistance à la traction, de limite conventionnelle d’élasticité 0,2 % et d’allongement pour quatre nuances (tableau
1
).