Les non-tissés sont aujourd'hui le segment de marché le plus porteur de l'industrie du textile. En effet, leur utilisation est de plus en plus répandue notamment grâce aux biens de consommation dans des secteurs comme l'hygiène (31,9 % du marché des non-tissés), la construction (18,2 %), les lingettes (15,8 %) et la filtration (6,9 %). On estime aujourd'hui la production mondiale de non-tissé à 7,6 millions de tonnes en 2011 avec une croissance aux alentours de 8 % et un marché estimé à 5,6 milliards d'euros. Les premiers non-tissés proviennent de la filature cardée qui a adapté ses équipements pour proposer des structures fibreuses sans motifs redondants. La fabrication d'un non-tissé se déroule en trois étapes, à savoir la formation du voile, la consolidation de ce voile de fibres et enfin les traitements de finition. C'est aujourd'hui cinq grandes familles de technologies qui se sont développées autour de la formation du voile de non-tissé : la voie sèche, la voie aérodynamique, la voie fondue, la voie humide et la voie solvant. Ces technologies ont permis d'apporter, sur certaines applications, des propriétés beaucoup plus intéressantes en termes de porosité, épaisseur, taille des fibres travaillées, résistance mécanique, absorption... que d'autres matériaux.
Tout d'abord, cet article définira ce qu'est un non-tissé pour ensuite aborder la matière première utilisée qu'est la fibre ; il continuera sur la description des cinq voies de formation de voile et enfin terminera par les technologies de consolidation des voiles.