Sur la lancée de la stéréolithographie, d’autres technologies
de fabrication additive sont apparues, en même temps que des travaux
continuaient à se développer avec plusieurs préoccupations présentes
et engagées vers des aspects plus prospectifs (et profitables) :
montrer que la fabrication additive s’inscrit dans un processus
industriel permettant de réduire le «
time-to-market
» ;
trouver de nouveaux débouchés à la technologie : du jeu
pour enfants à l’impression d’organes, de la nanofabrication au BTP,
du sable à la matière vivante ;
innover pour maintenir la dynamique et durer : approche
incrémentale sur des procédés nouveaux et surtout des matériaux, méta
et multimatériaux ;
réaliser des preuves de concept et communiquer ; les démonstrateurs
initiaux se développent dans des structures légères avec un investissement
modeste, mais avec une forte créativité ;
fabriquer des produits finis en un nombre d’étapes le plus
limité possible.
Ces éléments cachent en fait un invité incontournable : la matière
ou le matériau. Ce dernier, pris au hasard, ne peut normalement pas
conduire à la réalisation d’un objet avec une machine 3D « type »
commerciale : il y a en effet une relation spécifique ou presque avec
le procédé…
Avec le développement rapide des technologies de fabrication additive,
on est passé du prototypage à la fabrication avancée de composants
fonctionnels dans l'industrie. L'intellectualisation et l'industrialisation
des procédés et des équipements de fabrication additive auraient pu
constituer des goulots d'étranglement pour les applications industrielles,
mais le procédé générique continue à se développer (environ 20 % par
an).
Les matériaux, sous différentes formes, jouent un rôle clé dans
tous les processus de fabrication additive en raison de leur caractère
intrinsèque des formes retenues et de performances contrôlables. Des
matériaux métalliques, polymères, céramiques et naturels sont ainsi
utilisés dans différents procédés, soit purs, soit sous forme de composites
ou d’alliages pour obtenir des propriétés adaptées/augmentées, voire
des coûts plus bas relativement à leur usage actuel. Cette diversité
a donné naissance à un ensemble de matériaux très variés utilisables
en fabrication additive.
Sur cette base, parler de matériaux 3D « tous azimuts » relève
d’une grande difficulté pour une présentation un peu raisonnée. C’est
la raison choisie par l’auteur d’entrer dans cet article par une approche
historique, l’invention de la stéréolithographie (interaction lumière-matière...