Rendre compte des interactions mécaniques entre l’écoulement d’un fluide et les déformations d’une structure pour des systèmes couplés s’avère crucial pour mieux dimensionner certaines pièces ou composants (comme dans le secteur des énergies renouvelables ou du naval). Les techniques de « co-simulation », visant à tirer parti des fonctionnalités offertes par des outils numériques dédiés à la dynamique des fluides et des structures et à coupler ces outils, sont l’une des innovations proposées par les éditeurs de codes de calcul pour permettre aux ingénieurs de simuler divers problèmes d’interaction fluide-structure.
Fruits de recherches académiques, qui ont proposé des algorithmes de couplage efficaces, aux propriétés numériques (précision, stabilité, etc.) démontrées, et de développements industriels, qui ont accompagné la mise en œuvre de ces algorithmes dans des outils d’ingénieur, ces techniques de « co-simulation », d’un usage complexe, restent encore peu exploitées par les ingénieurs.
On propose un retour d’expérience sur un projet de R&D visant à évaluer, valider et diffuser ces techniques dans l’industrie navale. Conduit dans le cadre d’une collaboration avec des partenaires académiques, s’appuyant sur des résultats d’essais et recevant le soutien d’éditeurs de solutions numériques, le projet a permis de mettre en évidence les opportunités offertes par ces techniques de calcul et d’en identifier les limites d’utilisation pour des applications à l’hydrodynamique de profils portants déformables.
Points clés
Domaines
: innovation, recherche collaborative
Entreprises concernées
: constructeurs (industrie navale, énergies marines), éditeurs de logiciels (calcul scientifique, simulation numérique, HPC), bureaux d’études (conception de systèmes de propulsion, de récupération d’énergie)
Technologies/méthodes impliquées
: modélisation numérique, calcul scientifique, éléments finis, volumes finis
Secteurs
: constructions mécaniques, ingénierie navale et maritime, énergies marines renouvelables