L'analyse d'éléments à l'état de traces (ou éléments-traces) concerne des secteurs d'activité aussi variés que les technologies de pointe (alliages, semi-conducteurs, nucléaire...), les domaines de la santé (produits de consommation alimentaire, fluides biologiques, atmosphères de travail...), de l'environnement (air, eaux, sols, sédiments...) ou de la géochimie (roches, sédiments...). La demande la plus communément formulée consiste en la détermination de la teneur globale en un ou plusieurs éléments dans des matrices de toutes natures et de toutes origines.
Dans de nombreux cas, cette information s'avère cependant insuffisante et on assiste à l'émergence d'un nouveau type de demandes concernant également la forme chimique sous laquelle se présente l'élément.
À l'instar des autres champs d'application de l'analyse, l'analyse d'éléments à l'état de traces est soumise à des exigences sans cesse croissantes non seulement en termes de limites de détection mais aussi en termes de coût et de temps, qui contribuent à son avancée. Plus récemment, la prise de conscience de la nécessité d'une chimie analytique plus verte a elle aussi conduit à modifier la façon d'appréhender l'analyse d'éléments traces.
Le but de ce dossier est de présenter les différentes étapes de la chaîne analytique aboutissant à la détermination d'éléments traces. Il n'a pas vocation à être exhaustif mais mentionne les techniques les plus utilisées et les évolutions visant à satisfaire les nombreux critères économiques et environnementaux. Il actualise et complète l'article
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publié dans les Techniques de l'Ingénieur.