Ce dossier fait partie d'une série d'articles sur la cryogénie.
Toute activité cryogénique commence par l'obtention de basses températures.
Les températures supérieures à 80 K (– 193 oC), température approximative d'ébullition de l'azote liquide sont obtenues industriellement à l'occasion de la liquéfaction de gaz naturel (méthane) [J 3 601] et de la séparation des gaz de l'air [J 3 600].
L'hydrogène liquide, dont la température d'ébullition est aux environs de 20 K (– 253 oC), est, pour de bien moindres quantités, liquéfié aussi industriellement [J 3 603].
En revanche, l'hélium, dont la température d'ébullition est environ 4 K (– 269 oC), est un gaz plus rare, plus cher, réservé à des utilisations telles que la supraconductivité nécessitant de très basses températures. La liquéfaction/ réfrigération hélium est, actuellement, une activité industrielle mais sa diffusion est encore relativement restreinte car elle est liée au développement de la supraconductivité. Les deux grands domaines concernés sont :
le refroidissement et le maintien en froid à l'hélium des énormes structures cryogéniques des grands accélérateurs et anneaux de stockages de particules pour la recherche en physique ;
la liquéfaction de l'hélium sur les zones de production (l'hélium est extrait du gaz naturel