La durée de vie humaine augmente actuellement de un mois chaque année grâce à de meilleures conditions d’alimentation, d’hygiène de vie, de médicalisation.
Parallèlement, une augmentation de la pollution entraîne des troubles chroniques faisant augmenter la morbidité et la mortalité.
Il est donc à craindre que cet accroissement de la durée de vie − et des conditions générales de santé − ne s’essouffle rapidement du fait de la montée des concentrations d’agents nocifs dans l’environnement et en particulier dans les aliments d’origine animale.
C’est pourquoi, il est nécessaire de bien connaître les sources et les mécanismes des contaminations pour mieux y remédier par la prévention et quelquefois le traitement du milieu des composants de la chaîne alimentaire. Le présent article a pour objet de dresser un bilan succinct des contaminants potentiellement dangereux.
Les animaux d’élevage sont soumis, au moins autant que l’homme, aux modifications de l’environnement et à leurs répercussions sur les chaînes alimentaires.
Le développement des élevages industriels depuis environ 30 années a profondément modifié les conditions d’entretien et l’alimentation des animaux de production, en cherchant à minimiser les coûts de production, en particulier en abaissant le coût des aliments par une optimisation des rations et la recherche des matières premières au plus bas prix.
Par ailleurs, les conditions de production des végétaux ont également beaucoup évoluées afin d’obtenir des rendements aussi élevés que possible et pour cela, outre les modifications génétiques permettant de hautes performances, quelquefois au détriment de la qualité, l’emploi massif d’engrais et de pesticides ont entraîné la présence, dans les chaînes alimentaires, de résidus se retrouvant ensuite dans les aliments des animaux. Dans certains cas, ces résidus se sont accumulés dans leurs tissus pouvant rendre leur consommation par l’homme inquiétante. Ce sont des résidus toxiques ou « des toxiques ».
L’élevage industriel concentrationnaire, associé à des modifications génétiques visant à atteindre des performances de production maximale, ont fragilisé les animaux obligeant à l’emploi d’aliments médicamenteux et de traitements pouvant laisser des résidus dans les tissus et donc se retrouver dans les produits consommés par l’homme.
Nous allons essayer d’en mesurer les conséquences, en particulier toxicologiques, et pour cela, nous envisagerons successivement :