Phosphogypse : d’un déchet à un coproduit valorisable

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Phosphogypse : d’un déchet à un coproduit valorisable

Auteur(s) : Mohamed-Razak JEDAY, Elimame ELALOUI, Rachid BOUKCHINA, Hatem KSIBI, Nejib BEN JAMAA, Jamel BOUAZIZ, Karima HORCHANI-NAIFER, Hédi BEN ABDALLAH, Noureddine ABBES, Tahar KHOUAJA, Noureddine TRABELSI, Hassen CHEKIR

Date de publication : 10 décembre 2024 | Read in english

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RÉSUMÉ

Le phosphogypse (PG) généré lors de la fabrication de l’acide phosphorique à partir du minerai de phosphate est classé dans certains pays comme déchet voire comme déchet dangereux. Il est soit déversé dans les eaux côtières soit stocké dans des terrils. Il est ainsi mal exploité alors que les dernières avancées scientifiques, techniques et réglementaires concernant sa gestion et sa valorisation ont bien évolué. Cet article présente les résultats d’analyse d’un ensemble de documents publiés durant la période 1995-2023, relatifs à la caractérisation physicochimique, radiologique, écotoxique et toxique du PG, à la réglementation internationale qui régit sa gestion et sa valorisation dans le monde et aux voies de récupération et d'utilisation faisant du PG un coproduit valorisable.

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AUTEUR(S)

  • Mohamed-Razak JEDAY : Professeur à l’Université de Gabès, président-directeur général de « Pol.i.tech », Gabès, Tunisie

  • Elimame ELALOUI : Professeur à l’Université de Gafsa, Tunisie

  • Rachid BOUKCHINA : Professeur à l’Université de Gabès, Tunisie

  • Hatem KSIBI : Professeur à l’Université de Sfax, Tunisie

  • Nejib BEN JAMAA : Professeur à l’Université de Gabès, Tunisie

  • Jamel BOUAZIZ : Professeur à l’Université de Sfax, Tunisie

  • Karima HORCHANI-NAIFER : Professeure, directrice de recherche au Centre national des recherches en sciences des matériaux à Borj Cédria, Tunisie

  • Hédi BEN ABDALLAH : Ingénieur en génie chimique, École nationale d’ingénieurs de Gabès, Tunisie

  • Noureddine ABBES : Expert indépendant en environnement et développement durable, Tunisie

  • Tahar KHOUAJA : Expert indépendant en environnement et développement durable, Tunisie

  • Noureddine TRABELSI : Expert indépendant en environnement et développement durable, Tunisie

  • Hassen CHEKIR : Expert indépendant en environnement et développement durable, Tunisie

 INTRODUCTION

Toutes les activités industrielles utilisent le plus souvent des ressources naturelles et génèrent des produits utiles et des sous-produits. Une partie de ces sous-produits est recyclée dans les chaînes de production et l’autre partie souvent non négligeable couramment appelée « déchets » est stockée et/ou rejetée dans l’environnement.

Classés par les instances internationales spécialisées en « déchets non dangereux » et « déchets dangereux », la valorisation des « déchets non dangereux » retient de plus en plus l’intérêt des structures de recherche-développement, des autorités et des acteurs socioéconomiques à travers le monde pour des raisons socioéconomiques et environnementales. Ceci peut contribuer aussi à la concrétisation d’ici 2030 des objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’Organisation des Nations unies (ONU), visant notamment à assurer l’alimentation pour tous, à soutenir la prospérité économique, à lutter contre les changements climatiques et à protéger l’environnement. Ces objectifs sont en particulier l’ODD n° 9 et l’ODD n° 12 consacrés respectivement à l’« Industrie, Innovation & Infrastructure » et à la « Consommation & Production Durables ».

Dans cet article, nous présentons les résultats de l’analyse d’une base bibliographique d’un ensemble de documents (articles, brevets, études et rapports, etc.), publiés entre 1995 et 2023 traitant de la caractérisation physicochimique, radiologique et toxique ainsi que du cadre réglementaire régissant la gestion et de la valorisation du phosphogypse dans les pays concernés par la problématique posée par le phosphogypse.

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