Présentation
RÉSUMÉ
Les traitements biologiques sont des procédés efficaces dans leurs domaines d'application. Ils n'exigent pas de technologies sophistiquées, sont simples de mise en œuvre et relativement peu onéreux. Cependant, un bon savoir-faire est nécessaire pour une mise en œuvre efficace et pérenne. L’article décrit dans un premier temps les principaux types de déchets organiques biodégradables solides et boueux concernés. Puis, il présente les types de métabolismes microbiens afin de définir les familles de traitement qui en découlent. Les procédés aérobies et anaérobies sont alors décrits dans leurs objectifs, leurs paramètres puis leur mode de mise en œuvre, avant d’être illustrés par des exemples d’application.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Rémy BAYARD : Maître de conférences à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon - Chercheur au laboratoire Déchets, Eaux, Environnement et Pollutions (DEEP), France
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Rémy GOURDON : Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon - Chercheur au laboratoire Déchets, Eaux, Environnement et Pollutions (DEEP), France
INTRODUCTION
Quel que soit le milieu ou le matériau auquel il s’applique, un traitement biologique consiste dans la très grande majorité des cas à utiliser des microorganismes dans des conditions physicochimiques contrôlées, dans le but de les amener à réaliser les réactions ou processus souhaités par l’opérateur mettant en œuvre le traitement. Il existe des traitements utilisant des organismes supérieurs (par exemple, la phytoremédiation des sols pollués exploite des plantes). D’autres utilisent des enzymes (catalyseurs des réactions biochimiques) ou des fractions ou des extraits de cellules. Mais les traitements utilisant des microorganismes sont de loin les plus répandus en pratique. Cet article se focalisera donc sur ce type de traitements.
L’ensemble des microorganismes constitue ce que les biologistes appellent le règne des protistes. Ils sont souvent qualifiés d’organismes inférieurs, car ce sont des organismes unicellulaires et leur niveau d’organisation est donc moins complexe que celui des organismes supérieurs végétaux ou animaux. Cependant, ils sont d’une très grande diversité et versatilité, et possèdent des capacités d’adaptation étonnantes. Ces caractéristiques les rendent très intéressants dans le traitement des déchets, car elles confèrent aux microorganismes la capacité de développer des activités multiples dans des conditions variables telles que celles rencontrées dans des milieux aussi complexes et hétérogènes que les déchets solides.
Un traitement biologique cherche donc dans son principe à stimuler et à orienter l’activité de microorganismes pour qu’ils se multiplient au sein du déchet et interagissent avec la matière qui le constitue, afin de la transformer comme attendu par l’opérateur. Selon les objectifs du traitement, ces transformations pourront être la dégradation (minéralisation) des constituants les plus évolutifs du déchet. La matière résiduelle obtenue après le traitement est alors plus stable (moins évolutive) que le déchet de départ. Elle peut donc être stockée ou utilisée en maîtrisant les nuisances (odeurs, etc.) ou les risques sanitaires ou environnementaux que le déchet non traité aurait pu générer. Mais dans d’autres conditions opératoires, les biotransformations de la matière pourront conduire à la formation de produits finaux à forte valeur ajoutée (par exemple du méthane), ou donner à la matière traitée des propriétés nouvelles (valeur agronomique du compost par exemple). Les traitements biologiques peuvent donc viser des objectifs à la fois « réactifs » (le déchet est considéré comme une source potentielle de nuisances et d’impacts négatifs que le traitement vise à réduire) et « pro-actifs » (le déchet est considéré comme une ressource dont le traitement vise à valoriser la matière et/ou le potentiel énergétique).
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MOTS-CLÉS
recyclage | digestion anaérobie | valorisation énergétique | compostage | micro-organisme | traitement aérobie | déchet organique
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de janv. 2001 par Rémy GOURDON
- Version archivée 2 de janv. 2010 par Rémy BAYARD, Rémy GOURDON
DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)
Traitements biologiques des déchets solides
Sources bibliographiques
- (1) - ADEME - MODECOM™ 2017 – MODECOM 2017 – Campagne nationale de caractérisation des déchets ménagers et assimilés – Analyse des résultats - (2020a). https://librairie.ademe.fr/
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