2. Les douze propositions fondatrices
« La limitation de la pollution à la source en évitant la production de résidus plutôt que de devoir traiter et éliminer les déchets ».
La chimie souffre d'une image de marque entachée par de vieux dogmes se basant sur des faits marquants de l'essor industriel. La pollution directe de l'atmosphère ou des sols par des rejets non contrôlés d'effluents toxiques n'a guère contribué à la popularisation de cette science qui, malgré tout, se retrouve au centre de notre société par ses applications. De gros efforts ont été entrepris dans l'optique de contrôler ces rejets et, dans ce cadre, le premier principe de la chimie verte met l'accent sur la prévention. Grâce à une meilleure maîtrise de l'ensemble des cycles de vie des produits, il est envisageable de prévenir toute formation de déchets polluants plutôt que de devoir les traiter et les éliminer après leur apparition. Un exemple marquant est le remplacement des acides et bases minérales de Brönsted ou de Lewis, souvent utilisés en quantités sur-stœchiométriques, par d'autres systèmes recyclables...
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