4. Méthodes de mesure
Les exploitants de certaines installations industrielles sont souvent amenés à réaliser eux-mêmes la mesure permanente de leurs émissions d'oxydes d'azote, cette mesure étant intégrée à leur procédé.
En pratique, dans les fumées de combustion, abstraction faite du protoxyde d'azote N2O, composé stable, la concentration en NO2 représente moins de 5 % de la concentration totale en NOx et la mesure du NO seul peut suffire. Toutefois, dans d'autres cas (fumées de turbines à gaz notamment), la présence de NO2 n'est plus négligeable, nécessitant alors de mesurer la somme de NO et NO2.
Dans ces cas où la mesure de NO2 s'avère nécessaire, on opère en fait de manière indirecte en transformant le NO2 en NO dans un convertisseur thermique et/ou catalytique (souvent un four rempli de catalyseur au cuivre et au molybdène, porté entre 200 et 300 °C) situé en amont de l'analyseur. Cet artifice permet donc en principe d'obtenir directement la teneur en NOx de l'effluent à analyser.
À côté des méthodes chimiques manuelles (cf. méthode de Griess-Saltzman pour le dosage du NO2), des méthodes automatiques sont bien évidemment...
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