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Conclusion
Virus informatiques
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Conclusion
Virus informatiques

Auteur(s) : Éric FILIOL

Date de publication : 10 oct. 2003

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  • Éric FILIOL : Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologieÉcole supérieure et d’application des transmissions (Rennes)

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INTRODUCTION

Le terme de virus informatique, né en 1984, est désormais bien connu du grand public. L’informatique, omniprésente dans le milieu professionnel et, de plus en plus, dans les foyers, l’utilisation d’Internet et plus généralement des réseaux, ont confronté, au moins une fois, une importante majorité des utilisateurs au risque viral. Cependant, il s’avère que dans les faits, la connaissance de ces derniers (au sens le plus large du terme) en matière de virologie informatique présente encore beaucoup de lacunes, au point d’augmenter les risques plutôt que de les diminuer. Le terme de virus, lui‐même, est en fait improprement utilisé pour désigner une classe plus générale de programmes qui n’ont rien à voir avec les virus : vers, chevaux de Troie, bombes logiques, leurres, etc. Les virus, de plus, recouvrent une réalité bien plus complexe qu’il n’y paraît. De nombreuses sous‐catégories existent, de nombreuses techniques virales s’y rapportent, impliquant des risques différents, qui doivent être connus en vue d’une protection et d’une lutte efficaces.

Afin d’illustrer l’importance du risque viral, résumons‐le par quelques chiffres particulièrement pertinents : le ver ILoveYou a infecté en 1999 plus de 45 millions d’ordinateurs dans le monde. Plus récemment, le ver Sapphire/Slammer a infecté plus de 75 000 serveurs sur toute la planète, en dix minutes environ. Le virus CIH dit Chernobyl a obligé des milliers d’utilisateurs, en 1998, à changer la carte mère de leur ordinateur après en avoir détruit le programme BIOS. Les dégâts provoqués par ce virus sont estimés à près de 250 millions d’euros pour la seule Corée du Sud tandis que ce chiffre atteint plusieurs milliards d’euros pour un ver informatique. Ces chiffres montrent avec force l’importance d’une prise en compte sérieuse de la menace virale.

Dans cet article, nous allons présenter les virus et les vers informatiques et les envisager dans le contexte général, et plus réaliste aujourd’hui, des infections informatiques. Nous définirons dans un premier temps toutes les variétés existant pour ces programmes ainsi que leur fonctionnement, sans oublier leurs techniques d’adaptation aux défenses que l’utilisateur peut lui opposer. Dans une deuxième partie, seront exposées les techniques de lutte antivirale utilisées de nos jours. Ces techniques, bien que généralement efficaces, ne suppriment pas tous les risques et ne peuvent que les réduire. Il est donc essentiel de ne pas baser une politique de lutte antivirale sur la seule mise en œuvre d’un antivirus, aussi performant soit‐il. Nous présenterons donc les principales règles, très efficaces lorsque strictement observées, qui doivent, en amont de l’antivirus, être appliquées.

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https://doi.org/10.51257/a-v1-h5440

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3. Conclusion

Le risque infectieux informatique est bien réel et représente l’une des plus grandes menaces de demain mais il convient de le considérer non plus isolément mais dans la perspective plus large de la sécurité des réseaux, des applicatifs, des protocoles, etc. En d’autres termes, la lutte contre le risque viral ne peut se faire sans une veille technologique de tous les instants. La découverte périodique de failles, exploitables par des programmes infectieux, et la publication des correctifs correspondants doivent être connues du responsable de la sécurité informatique de l’entreprise. Donnons deux chiffres édifiants : la vulnérabilité des serveurs Web IIS, qui a permis au ver CodeRed de se propager, ainsi que son correctif, avaient été publiés un mois avant l’attaque du ver (près de 400 000 serveurs infectés dans le monde). La vulnérabilité utilisée par le ver Sapphire/Slammer (janvier 2003) et son correctif étaient disponibles six mois avant l’apparition du ver (200 000 serveurs infectés, au total, dans le monde). Un exemple de politique de veille technologique est décrit dans .

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - COHEN (F.) -   Computer viruses (Les virus informatiques).  -  Thèse de doctorat, université de Californie du sud (janv. 1986).

  • (2) - ADLEMAN (L.M.) -   An abstract Theory of Computer Viruses (Une théorie abstraite des virus informatiques).  -  In Advances in Cryptology‐ CRYPTO’88, p. 354‐374, Springer-Verlag (1988).

  • (3) - FILIOL (E.) -   L’ingénierie sociale.  -  Linux Magazine, no 42, p. 30‐35 (sept. 2002).

  • (4) - von NEUMANN (J.) -   Theory of Self‐reproducing Automata (Théorie des automates autoreproducteurs).  -  Édité et complété par BURKS (A.W.). University of Illinois Press (1966).

  • (5) - FILIOL (E.) -   Les virus informatiques : théorie, pratique et applications.  -  Collection IRIS, Springer-Verlag (à paraître en 2003).

  • (6) -   *  -  Recommandation...

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