Applications de la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution
Spectrométries de pertes d’énergie des électrons dans les solides
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Applications de la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution
Spectrométries de pertes d’énergie des électrons dans les solides

Auteur(s) : Paul A. THIRY, Roland CAUDANO, Jean-Jacques PIREAUX

Date de publication : 10 oct. 1995 | Read in English

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1 - Principe de la mesure et caractéristiques

2 - Spectrométrie de pertes d’énergie des électrons (EELS)

3 - Spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution (HREELS)

4 - Mécanismes d’interaction responsables des pertes d’énergie des électrons

5 - Applications de la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution

6 - Conclusion

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Paul A. THIRY : Docteur ès Sciences - Chef de Travaux aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, à Namur (Belgique)

  • Roland CAUDANO : Docteur ès Sciences - Directeur du Laboratoire Interdisciplinaire de Spectroscopie Électronique (LISE) - Professeur ordinaire aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, à Namur (Belgique)

  • Jean-Jacques PIREAUX : Docteur ès Sciences - Chargé de cours aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, à Namur (Belgique)

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INTRODUCTION

Quand un électron d’un faisceau incident extérieur de moyenne ou basse énergie entre en contact avec de la matière condensée, il peut interagir avec celle-ci de deux façons, en cédant de l’énergie au réseau des ions ou aux électrons. Les spectres de pertes d’énergie des électrons rétrodiffusés (ou éventuellement transmis) par une cible solide révèlent des structures caractéristiques liées à l’excitation de phénomènes collectifs ou individuels.

L’énergie du faisceau des électrons incidents (de quelques eV à quelques centaines d’eV) est choisie de façon à rendre maximale la section efficace de l’interaction avec le phénomène que l’on désire mettre en évidence. On peut établir que les électrons incidents doivent avoir au moins trois à quatre fois l’énergie des pertes caractéristiques pour avoir une probabilité raisonnable de les exciter. Ces énergies correspondent à des libres parcours moyens électroniques relativement courts (de l’ordre de quelques nanomètres au maximum), c’est dire que les spectrométries de pertes d’énergie des électrons doivent être considérées comme des techniques spécifiques d’ analyse de surface des matériaux.

Les méthodes décrites ici sont non destructives : elles permettent l’identification de composés ou d’éléments chimiques présents à la surface d’un échantillon, principalement au moyen de leur signature vibrationnelle, mais également par leurs autres excitations électroniques caractéristiques : plasmons et transitions interbandes. Ces informations sont essentiellement qualitatives, mais en étalonnant à l’aide d’autres techniques, on a pu établir que, dans le cas du monoxyde de carbone adsorbé sur un métal, la limite de détection est inférieure à 0,001 monocouche (1 monocouche correspond à une densité d’environ 10 14 atomes par cm2 de surface).

Contrairement aux autres spectrométries électroniques, la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution est très sensible aux éléments légers et en particulier à l’hydrogène. L’analyse d’échantillons isolants est possible en spectrométrie HREELS, moyennant l’utilisation d’un canon à électrons de neutralisation. Cette spectrométrie permet la détermination quantitative des constantes diélectriques et élastiques de surface des échantillons, à partir de l’observation respective de phonons optiques et acoustiques de surface.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-p2635

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5. Applications de la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution

La partie la plus importante des applications de la spectrométrie de pertes d’énergie des électrons à haute résolution (HREELS) a été consacrée à l’ étude de molécules adsorbées. Leur signature vibrationnelle permet en effet de déterminer la nature des espèces adsorbées, le site et la géométrie de la chimisorption, de suivre des réactions de surface, et dans certains cas, de mesurer des énergies de liaison.

En régime dipolaire, la spectrométrie HREELS peut se comparer assez exactement à la spectrométrie de rayonnement infrarouge, avec cette différence importante que la spectrométrie HREELS est intrinsèquement une technique d’ analyse de surface, tandis que la spectrométrie infrarouge est, en elle-même, sensible au volume, en raison de sa grande profondeur de pénétration. D’autre part, l’utilisation de la spectrométrie HREELS n’est pas réduite à l’observation de modes actifs en infrarouge puisqu’elle a accès également aux autres modes de vibration détectés par spectrométrie Raman ou par diffusion inélastique de neutrons.

L’application qui a le plus motivé le développement de la spectrométrie HREELS, à ses débuts, est l’étude de réactions catalysées en phase hétérogène . Toutefois, les conditions de travail idéales en HREELS (cibles monocristallines et ultravide) sont loin des conditions réelles de travail d’un catalyseur industriel (matériaux polycristallins et pressions élevées) de telle sorte qu’il n’est pas évident que les résultats obtenus soient utilisables pour les systèmes opérationnels.

Toutefois, ses possibilités d’application sont réelles, comme nous le démontrons dans les deux exemples décrits ci-après.

5.1 Caractérisation d’un matériau nouveau : le carbone 60

Le carbone 60 ou fullerène, est la...

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