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Eau et saumures
Fluides frigoporteurs - Propriétés
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Eau et saumures
Fluides frigoporteurs - Propriétés

Auteur(s) : Christophe MARVILLET

Date de publication : 10 janv. 2003

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Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Un fluide frigoporteur assure le transport de la puissance frigorifique de l'évaporateur d'un groupe de production de froid au dispositif utilisateur en respectant des contraintes, de sécurité et de respect de l'environnement, et économiques. Les principaux fluides frigoporteurs sont les gaz, avec un médiocre pouvoir calovecteur et caloporteur mais valorisables pour des usages notamment alimentaires. Pour le froid industriel ou commercial, de -40°C à l'ambiante, les solutions aqueuses et les fluides organiques sous forme d'huile minérale ou synthétique sont privilégiés. Les fluides diphasiques se développent, compte tenu des performances énergétiques élevées et de la réduction importante des débits véhiculés.

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Auteur(s)

  • Christophe MARVILLET : Ingénieur de l’École centrale de Lyon - Chef de laboratoire au CEA/GRETh (Groupement pour la recherche sur les échangeurs thermiques) - Enseignant à l’IFFI (Institut français du froid industriel) – CNAM Paris - Détaché à l’ANVAR/PACA (Marseille)

INTRODUCTION

L’intérêt porté aux fluides frigoporteurs et à la recherche de fluides à haute performance pour les applications à basse température est récent. Traditionnellement, les ingénieurs frigoristes faisaient appel à quatre catégories de fluides frigoporteurs pour les usages courants :

  • les gaz, et tout particulièrement l’air pour un très grand nombre d’applications (tunnel de surgélation...) et l’azote gazeux lorsque les niveaux de température (notamment pour des températures inférieures à la température du point triple du CO2) l’imposaient ;

  • les saumures qui sont des solutions aqueuses à base de sels inorganiques tels que le chlorure de calcium, le carbonate de potassium ou, plus rarement, le chlorure de sodium pour certains usages alimentaires ;

  • les mélanges d’eau et d’antigel à base d’alcools tels que le monoéthylèneglycol et le propylèneglycol, voire, plus rarement, des mélanges d’eau et ammoniaque (eau ammoniacale) ;

  • enfin, pour des applications à basse température, les hydrocarbures halogénés de type R11 [trichlorofluorométhane (CCl3F), chlorure de méthylène (CH2Cl2) et trichloroéthylène (CCl2CHCl)].

Des réglementations, susceptibles de se durcir au cours du XXIe siècle, ont visé à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, dont les fluides frigorigènes les plus courants (les HFC, par exemple), et favorisent l’émergence des systèmes à froid indirect. Des interdictions plus anciennes ont touché la production des CFC de type R11 et des réglementations draconiennes concernent l’usage de certains fluides halogénés (trichloro-éthylène).

Ces évolutions réglementaires récentes ont poussé les ingénieurs frigoristes à s’intéresser à de « nouveaux fluides » présentant des performances énergétiques satisfaisantes à basse température (− 40 ˚C, par exemple) tout en offrant des qualités environnementales, de toxicité et d’inflammabilité acceptables. Sont apparus sur le marché de nouveaux fluides qui s’ajoutent aux précédents :

  • des solutions aqueuses avec des sels tels que l’acétate de potassium, le formate de potassium, voire des mélanges d’acétate et de formate de potassium ;

  • des mélanges d’eau et d’alcool de type éthanol, méthanol, glycérol, ou des mélanges à base éthanol/glycérol ;

  • des fluides organiques divers comparables à ceux décrits comme fluides caloporteurs (cf. article ) : huiles aromatiques, huiles silicones, hydrofluoroéther, terpène à base d’agrume...

Plus spécifiquement, la recherche de performances énergétiques élevées amène à l’émergence de fluides frigoporteurs « diphasiques » de deux types distincts :

  • les frigoporteurs diphasiques « liquide-vapeur » : le dioxyde de carbone est le fluide dont l’usage se développe depuis peu d’années ;

  • les frigoporteurs diphasiques « liquide-solide » constitués d’un médium liquide à base de mélange aqueux et de cristaux de glace en suspension dans ce médium. Une large diversité de produits existe tant par la nature du composé en solution dans l’eau (alcool, sel) que par le dispositif technique de production des cristaux.

Cet article est le dernier volet de l’étude concernant les fluides caloporteurs et frigoporteurs.

Pour les définitions générales, les critères de choix ainsi que pour consulter le tableau des notations et symboles, le lecteur se reportera à l’article .

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https://doi.org/10.51257/a-v1-be9572

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2. Eau et saumures

2.1 Eau

Le médium frigoporteur le plus utilisé est l’eau : c’est d’ailleurs le médium le plus intéressant chaque fois que l’on peut se contenter de températures supérieures à 0 ˚C. On distingue :

  • l’eau glacée dont la température est très voisine de 0 ˚C et qui est souvent associée à l’utilisation d’un stockage de froid sous forme de glace sur des tubes ou des plaques ;

  • l’eau fraîche pour des températures sensiblement supérieures à 0 ˚C.

Pour les cas où des éléments du circuit frigoporteur présentent des températures inférieures à 0 ˚C (les éléments les plus « froids » du circuits sont les tubes ou plaques de l’évaporateur), seules des solutions aqueuses contenant un composant favorisant l’abaissement du point de congélation peuvent être utilisées : c’est le cas de nombreux sels organiques ou inorganiques [7].

HAUT DE PAGE

2.2 Principaux sels utilisés dans les saumures

La mise en solution de sels permet d’abaisser de façon très importante la température de congélation de la solution comme on le voit figure 1 pour les saumures les plus courantes (à base de sels inorganiques) que sont le chlorure de calcium et de sodium, le chlorure de magnésium, le carbonate de potassium. Ces courbes mettent toutes en évidence la présence d’un eutectique caractérisé par le point de congélation le plus bas. Ainsi, les points de congélation minimaux s’échelonnent entre − 21,2 ˚C pour le chlorure de sodium et − 55 ˚C pour le chlorure de calcium (tableau 1).

Dans les années 1990 sont apparues sur le marché d’autres solutions aqueuses à base de sels organiques tels que l’acétate de potassium et le formate de potassium qui présentent certains avantages par rapport aux saumures traditionnelles et, en particulier :

  • des températures de fonctionnement notablement plus basses (< − 60 ˚C pour les solutions à base de formate de potassium) de par l’absence de point eutectique comme le montre la figure 2 pour...

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