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Auteur(s)
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Nicolas LEPETIT : Chargé de Métrologie et Applications Métiers, Laboratoire Cerba
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Lire l’articleINTRODUCTION
La micropipette est l’outil principal du laborantin, mais elle n’est pas toujours utilisée de la bonne manière. La mise en place d’un contrôle métrologique peut notamment sembler difficile.
Nous voyons dans cette fiche comment utiliser correctement une micropipette et comment mettre en place un système relativement simple de vérification.
Les différents points abordés sont :
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les différents modèles de pipettes ;
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les conseils d’utilisation pour une précision optimale ;
-
l’entretien adapté au besoin ;
-
la vérification métrologique à l’aide d’un outil simple ;
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la traçabilité des mesures.
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3. Comment vérifier sa pipette ?
La vérification métrologique s’effectue par exemple par gravimétrie.
Voici par ailleurs quelques remarques sur la méthode gravimétrique et la norme qui traite le sujet.
3.1 Critères d’acceptabilité
La norme traitant de la vérification par gravimétrie est l’EN ISO-8655. Cette norme donne des critères d’acceptabilité en fonction des volumes nominaux, ce qui est discutable car ils sont exprimés en valeur absolue. Par exemple, pour une pipette de 1 000 µl (sous-entendu volume nominal = 1 000 µl), la norme donne une erreur acceptable en justesse de 8 µl. Il peut sembler raisonnable d’accepter 8 µl d’erreur à 1 000 µl (soit 0,8 %), mais la plupart des pipettes actuelles de 1 000 µl ont une plage d’utilisation de 100 µl à 1 000 µl, et la norme préconise de vérifier trois volumes dont un à 10 % du volume nominal, soit pour notre exemple 100 µl. Accepter 8 µl d’erreur pour 100 µl (donc 8 %) peut sembler un peu moins raisonnable, quoique certainement possible pour quelques applications.
Bien entendu, pour prélever 100 µl, il est préférable d’utiliser une pipette de 100 µl ou 200 µl plutôt qu’une pipette de 1 000 µl.
On constate souvent que lorsqu’une pipette présente un défaut de justesse, celui-ci est très rarement le même en valeur absolue sur l’ensemble de la plage.
La valeur relative de l’erreur (donc exprimée en %) semble plus stable. Si on a par exemple 5 µl d’erreur à 1 000 µl, on pourrait n’avoir plus que 1 µl d’erreur à 100 µl. Il est donc plus logique d’utiliser un critère en pourcentage.
HAUT DE PAGE3.2 Linéarité, nombre de volumes de contrôle
La norme préconise de vérifier une pipette sur trois volumes : 100 %, 50 % et 10 % du volume nominal. Il y a de très fortes chances que les erreurs obtenues sur un volume intermédiaire soient significativement identiques aux erreurs au volume maximal et au volume minimal. Comme nous l’avons vu au point précédent, l’erreur absolue a tendance à évoluer proportionnellement au volume. En conséquence, si les vérifications...
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