Propriétés électroniques des surfaces avec adsorbats
Surface des solides - Propriétés électroniques
A246 v1 Article de référence

Propriétés électroniques des surfaces avec adsorbats
Surface des solides - Propriétés électroniques

Auteur(s) : Jacques DERRIEN

Date de publication : 10 nov. 1990 | Read in English

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1 - Surfaces et interfaces

2 - Concepts de calcul de la structure électronique des solides

3 - Propriétés électroniques des surfaces propres

4 - Propriétés électroniques des surfaces avec adsorbats

5 - Conclusion

Sommaire

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Auteur(s)

  • Jacques DERRIEN : Professeur à l’Université Aix-Marseille II, Faculté des Sciences de Luminy

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INTRODUCTION

La science des matériaux a toujours été une préoccupation majeure de notre humanité. Parmi les différents états de la matière (gaz, liquide, solide), l’état solide, et plus particulièrement l’état solide cristallisé, a procuré très tôt aux scientifiques un large champ d’investigations, aboutissant à de fructueux résultats.

En effet, le milieu cristallin, caractérisé par la répétition périodique et ordonnée d’un motif identique constitué d’ions, d’atomes ou de molécules, présente alors des propriétés de symétrie intéressantes dans l’espace (symétrie du réseau cristallin). Ces propriétés de symétrie permettent une simplification relative de la compréhension des phénomènes collectifs dans le milieu cristallin et aussi une modélisation plus aisée de ses propriétés physiques. L’illustration de ces avantages peut être trouvée à la fois dans les études de structure cristallographique (article Cristallographie géométrique dans la présente rubrique) et de structure électronique (article Structure électronique des solides dans la présente rubrique).

Cependant, tout solide est terminé par une surface qui délimite son volume. Le rôle de cette surface est primordial puisqu’elle régit les interactions du milieu environnant avec le solide. Elle est d’autant plus importante lorsque le rapport surface / volume d’un matériau donné est grand. C’est le cas par exemple des agrégats, des petites particules constituées de quelques atomes métalliques utilisées en catalyse, des couches ultraminces utilisées en revêtement optique, en couche de passivation ou de protection, en microélectronique, etc.

Or, la surface d’un solide présente un arrangement du motif d’ions, d’atomes ou de molécules sérieusement perturbé par rapport à l’arrangement périodique situé à l’intérieur de la masse du solide. De plus, suivant la direction perpendiculaire à la surface, on assiste à une perte de symétrie de translation. Les propriétés physiques de la surface d’un cristal se trouvent alors fortement modifiées comparées aux propriétés volumiques. Cette modification concerne à la fois la structure cristallographique (article Surface des solides. Physisorption. Chimisorption. Ségrégation [A 244]) et la structure électronique de surface qui fait l’objet de cet article.

La compréhension des propriétés électroniques de surface exige une bonne connaissance des structures de bande d’énergie d’un solide massif qui n’est pas généralement aisée à acquérir pour des lecteurs non spécialistes. Nous rappellerons dans cet exposé, quand cela sera nécessaire, les résultats essentiels acquis sur un solide volumique, en les justifiant et aussi souvent que possible avec plus d’arguments phénoménologiques que de développements des calculs sophistiqués de la mécanique quantique, qui risquent à notre avis de déborder rapidement le cadre de ce traité. Pour plus de détails, nous renvoyons le lecteur aux articles de Mécanique quantique , de Cristallographie géométrique et de Structure électronique des solides .

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-a246

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4. Propriétés électroniques des surfaces avec adsorbats

Les surfaces réelles des solides sont généralement recouvertes par des atomes, des molécules, etc., provenant du milieu gazeux environnant. Ce phénomène d’adsorption a pour origine les situations particulières des atomes de surface des solides auxquels il manque des liaisons par rapport à ceux du volume. Le réarrangement de ces liaisons manquantes par les adsorbats peut se faire schématiquement de deux façons.

  • Si l’interaction attractive adsorbat-substrat est faible (c’est‐à‐dire si les forces d’interaction sont de type Van der Waals), alors les énergies associées aux liaisons adsorbat-substrat sont du même ordre de grandeur que la chaleur de liquéfaction des gaz adsorbés qui ne dépasse guère 30 kJ /mole (0,3 eV/particule). Il en résulte que l’état électronique du gaz adsorbé et celui de la surface initialement propre sont très peu modifiés par l’adsorption. C’est le phénomène de la physisorption que nous n’étudierons pas ici.

  • Si, en revanche, l’interaction adsorbat-substrat est forte, la saturation des liaisons manquantes implique un transfert ou une mise en commun d’électrons entre les deux partenaires. Les énergies de liaison peuvent alors être élevées (environ 40 à 600 kJ /mole). C’est le phénomène de chimisorption que nous aborderons dans cet article au point de vue de la structure électronique (article Surface des solides. Physisorption. Chimisorption. Ségrégation [A 244]).

    Il est à remarquer que les grandes forces de liaison adsorbat-substrat peuvent provoquer un réarrangement des atomes de surface du substrat ; les états électroniques de l’adsorbat et du substrat se trouvent alors fortement modifiés par rapport à ceux d’avant l’adsorption.

4.1 Concepts de calcul

La théorie de la chimisorption reste toujours, à l’heure actuelle, un défi, tant il existe une grande variété de paramètres dans le système mis en jeu, par exemple la nature et la force de l’interaction adsorbat-substrat ou les propriétés des surfaces des substrats. Généralement, les grandeurs physiques à déterminer sont :

  • la structure...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - ZIMAM (J.M.) -   Principles of the theory of solids.  -  Cambridge University Press (1964).

  • (2) - KING (D.A.), WOODRUFF (D.P.) -   The chemical physics of solid surfaces and heterogeneous catalysis.  -  Elsevier, chapitre 3, tome 1 (1981).

  • (3) - KITTEL (C.) -   Introduction à la physique de l’état solide.  -  Dunod Université, Bordas (1983).

  • (4) - MANY (A.), GOLSTEIN (Y.), GROVER (N.B.) -   Semiconductor surfaces.  -  North Holland (1965).

  • (5) - CYROT-LACKMANN (F.) -   Advances in the mechanics and physics of surfaces.  -  Editors R.M. Latanision et T.E. Fisher, Harwood Academic Publishers (1983).

  • (6) - LE LAY (G.), DERRIEN (J.), BOCCARA (N.) -   Semiconductor interfaces : formation and properties.  -  Springer Proceedings in Physics, vol. 22 (1987).

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