Avertissement
Les charges dues au trafic routier (et ferroviaire) sont définies,
pour les projets nouveaux, dans la norme NF EN 1991-2:2004 dotée de
son annexe nationale. La nouvelle version (européenne) EN 1991-2:2023
(qui sera publiée en norme NF EN 1991-2 fin 2027) est déjà votée et,
pour ce qui concerne les charges routières, elle ne présente aucun
changement technique par rapport à la version de première génération.
Mais, l’EN 1991-2:2023 ne peut être citée dans les références bibliographiques
car elle n’est pas encore disponible.
Notons toutefois qu’il n’y a pratiquement que des changements
au niveau de l’ordonnancement du texte. Pour cette raison, le présent
article ne fournit pas de références précises aux clauses de l’Eurocode,
mais ces clauses peuvent facilement être retrouvées dans le texte
actuel ou dans le texte futur.
Les études portant sur les enregistrements de trafic routier ont
été principalement effectuées au SETRA (Service d’études techniques
des routes et autoroutes – actuellement CEREMA) et au LCPC (Laboratoire
central des Ponts et Chaussées – actuellement IFSTTAR).
En France, comme dans tous les pays du monde, les ponts et viaducs
routiers constituent un important patrimoine qu’il faut gérer et entretenir.
Il y a en France entre 200 000 et 250 000 ponts routiers dont 30 à
35 000 seraient en mauvais état structural. Les autorités publiques
ont pris conscience du problème et des programmes de réhabilitation
ont été engagés. Dans les cas les plus sérieux, il est nécessaire
de procéder à des réparations lourdes en effectuant, au départ, une
évaluation aussi fine que possible de l’état de l’ouvrage à restaurer.
Les ponts sont soumis à diverses actions dont, bien évidemment, celle
résultant du passage du trafic routier ou ferroviaire. Pour un ouvrage
nouveau, les charges du trafic sont fixées dans la norme Eurocode
NF EN 1991-2. Ces charges sont des modèles qui ont été l’objet d’un
étalonnage fin.
L’objet du présent article est de décrire la méthode d’étalonnage
des charges routières pour permettre de mieux adapter numériquement
les modèles en cas d’évaluation par le calcul d’un ouvrage existant.