Le conditionnement de l’air est la technique qui consiste à intervenir sur les conditions climatiques d’un local en modifiant la température, l’humidité, le niveau des poussières en fonction des besoins (habitations, bâtiments tertiaires, industrie de précision, laboratoires, hôpitaux, salles informatiques, salles blanches, etc.).
Pour mémoire, c’est Willis Carrier qui a inventé un « appareil pour le traitement de l’air » dont le brevet lui a été accordé en 1906. Il s’agissait alors du premier appareil de climatisation au monde, capable de laver, d’humidifier et de déshumidifier l’air. La climatisation moderne avait dès lors son élément fondamental.
Différence entre l’air conditionné et la climatisation
La climatisation assure plutôt le confort des humains, alors que l’air conditionné se rapporte davantage au secteur industriel.
Le conditionnement d’air, ou air conditionné, vise à traiter l’air pour créer une atmosphère contrôlée et pour obtenir un degré de confort physiologique pour les occupants et pour les fabrications.
Ce niveau est insuffisant quand il s’agit de climatiser une salle d’opération d’un hôpital où des niveaux d’hygrométrie et de filtration sont à contrôler. En revanche, dans le résidentiel ou le tertiaire, comme les bureaux, un simple rafraîchissement ou chauffage ainsi que le renouvellement de l’air est suffisant.
Le calcul précis d’un bilan thermique de climatisation et de conditionnement est long et compliqué, car plusieurs facteurs entrent en jeu :
charges externes : apport de chaleur par transmission à travers les parois extérieures (murs, toit, plafond et plancher) et les vitrages, par rayonnement solaire à travers les parois et les vitrages, par renouvellement d’air et infiltration ;
charges internes : apport de chaleur par les occupants, l’éclairage, les machines et les appareillages.
Il est important que les locaux traités soient parfaitement étanches et correctement isolés, ce qui imposera de prévoir, lorsque c’est possible, une ventilation mécanique contrôlée.