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Ces start-up françaises qui innovent pour dépolluer l’air intérieur

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

De nombreuses start-up travaillent à la dépollution de l’air intérieur. Leurs solutions s’appliquent tant aux professionnels qu’aux particuliers. Voici notre sélection.

Ouvrir les fenêtres, acheter des plantes vertes, privilégier les produits nettoyants bio, autant d’habitudes qui aident à assainir l’air que l’on respire à l’intérieur des bâtiments. Quand on sait que chaque année se sont «  4,3 millions de personnes qui décèdent prématurément de maladies imputables à la pollution de l’air intérieur des habitations » d’après l’Organisation mondiale de la santé, on comprend le regain d’intérêt pour ces nouvelles solutions. D’où l’émergence de nouvelles techniques high-tech, d’une efficacité redoutable.

Air Serenity, à base de plasma froid

Soutenu par l’Ademe, cette entreprise créée en 2012 propose un système d’assainissement  de l’air en s’attaquant aux polluants chimiques et biologiques. Leur technologie repose sur l’utilisation d’un plasma froid, source d’espèces qui vont détruire par oxydation les polluants fixés sur des matériaux minéraux. La particularité de ce purificateur d’air réside dans le fait que ses cartouches d’air éliminent en un seul passage les polluants. Le procédé, développé en partenariat avec l’Ecole polytechnique a été breveté. Les cartouches disposent en plus de  capteurs permettant, via une application, de consulter la qualité de l’air sur son Smartphone.

Beewair, pour lutter contre les mauvaises odeurs

Le système développé par Beewair vise à décontaminer mais aussi à supprimer les odeurs incommodantes. Baptisé DBD-Lyse, la technique utilisée consiste à découper les molécules odorantes dans une chambre de traitement puis de minéraliser les résidus. N’en ressort plus que de l’air dans son état pré-pollution, c’est-à-dire débarrassé des mauvaises odeurs en plus des polluants. Médaille d’or au concours Lépine 2013, le procédé Beewair a déjà séduit ALSTOM.

Partnering Robotics, un robot purificateur autonome

Cette  approche repose sur Diya One, un robot à la forme cylindrique, pas plus grand qu’une poubelle, capable de se déplacer seul. La solution de purification de l’air co-développée avec le Centre scientifique et technique du bâtiment est intégrée à Diya One. L’originalité repose sur l’interaction permise avec ce petit robot capable, grâce à son cerveau artificiel, de navigation autonome et d’apprentissage. Un écran tactile permet de communiquer simplement avec lui. Diya One devrait être commercialisé en 2015, à destination des professionnels, mais les particuliers pourront louer ses services.

Onip, une peinture anti-formaldéhyde

Grâce à une résine active intégrée à la peinture, les murs servent de capteur et de destructeurs de molécules de formaldéhyde. La peinture agit au bout de quelques heures, réduisant le taux de formaldéhydes de 40% à 60% en 24h. Sa gamme Label’Onip Clean’R , lancée en avril 2013, a été certifiée Ecolabel Européen.

Duralex, une peinture anti-onde

La pollution ne se limite pas aux COV, virus, mauvaises odeurs et autres, cela concerne aussi les ondes au sujet desquelles l’inquiétude monte. Duralex a donc créé une gamme dédiée, la peinture DX Electro BF capable de capter les ondes basses fréquences (câbles électriques, luminaires…)  ou encore la DX Electro HF contre les hyperfréquences (antennes relai, Wifi, Smartphone…)

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

     

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