Le terme « photonique » désigne l’association entre l’optique
et l’électronique, qui donne lieu à un renouvellement de chacune de
ces disciplines et à une expansion considérable de leurs applications.
Initialement, ce terme a été utilisé dans le domaine de la défense
qui, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, a entrevu l’intérêt
des dispositifs ou capteurs photoniques en tant que compléments du
radar, en particulier pour la conduite de tir, la résolution et la
précision de pointage optiques étant supérieures à celles du radar.
Depuis ses débuts dans le secteur de la défense, la photonique
s’est répandue rapidement dans les domaines les plus divers : spatial,
astronomie, télécommunications optiques, industrie, médecine, recherche,
applications grand public. On peut mesurer dans la vie quotidienne
la révolution apportée dans le domaine de l’imagerie par cette association
entre l’optique, l’électronique et l’informatique : photographie numérique,
minicaméras des téléphones portables, webcams, écrans plats, etc.
La photonique constitue un domaine de recherche et d’innovation
très actif dans plusieurs disciplines : optique, physique du solide,
électronique, mécanique, traitement du signal et de l’image, qui se
traduit par un renouvellement de plus en plus rapide des technologies
et un accroissement des performances. Chaque équipement comporte un
ensemble de composants défini par sa «
chaîne photonique
»,
plus ou moins complexe en fonction de la finalité du dispositif, et
dont le noyau commun est le bloc optique.
Cet article a pour objet de décrire les principaux composants
optiques de dispositifs photoniques et d’en définir les paramètres
qui ont le plus d’influence sur la conception, la caractérisation
et la performance de tels dispositifs.