La nécessité d'une amélioration du niveau de sûreté des futurs réacteurs par rapport à celui des réacteurs existants a été actée au cours des vingt dernières années au niveau européen. Des objectifs volontairement ambitieux ont été définis, concernant notamment la réduction de la probabilité de fusion du cœur et la réduction des rejets dans l'environnement. Toutefois, les approches et les exigences de sûreté diffèrent d'un pays à l'autre, ce qui complique la tâche des constructeurs et des exploitants, aujourd'hui multinationaux. La construction, dans différents pays, de réacteurs de génération III de même type facilite une harmonisation des pratiques, tout en visant la réponse à des objectifs de sûreté renforcés. Ces réacteurs bénéficient des retours d’expérience des centrales nucléaires en action et des enseignements tirés des accidents nucléaires majeurs.
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Karine HERVIOU : Chef de projet EPR à la direction de la sûreté des réacteurs, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
Jean-Michel EVRARD : Chef de projet EPR à la direction de la sûreté des réacteurs, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
INTRODUCTION
La nécessité d'une amélioration du niveau de sûreté des futurs réacteurs par rapport à celui des réacteurs existants a été progressivement actée au cours des vingt dernières années, au moins au niveau national et dans le cadre européen, avec la définition d'objectifs volontairement ambitieux concernant notamment la réduction de la probabilité de fusion du cœur et la réduction des rejets dans l'environnement. Cet article présente les objectifs et l'approche de sûreté retenus pour les réacteurs nucléaires de génération III en France. Si les grands objectifs de sûreté pour ces réacteurs font aujourd'hui l'objet d'un large consensus, leur déclinaison en termes de choix techniques de conception et d'exploitation diffère fortement en fonction des projets des constructeurs. La démonstration de la capacité de ces projets à répondre à ces grands objectifs de sûreté fait également débat. En effet, les exigences et les approches de sûreté diffèrent selon les pays en fonction de la règlementation et des pratiques historiques notamment. Sans remettre en cause le principe de souveraineté nationale, une harmonisation des pratiques en matière de sûreté nucléaire est recherchée.
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