Les micro-organismes désignés dans la législation de la Santé au travail, et dont le travailleur doit se protéger, rassemblent tous les agents biologiques potentiellement pathogènes, bactéries, champignons, virus… mais également cellules isolées et endoparasites humains. Cet article fait tout d’abord la distinction entre le risque infectieux et le risque non infectieux, avant de s’intéresser à l’évaluation et à la prévention des risques biologiques. Il termine en décrivant les méthodes d’échantillonnage (physiques et biologiques) permettant de quantifier et d’identifier les micro-organismes.
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Les micro-organismes (bactéries, virus, champignons…) se trouvent naturellement dans l’environnement (l’eau, le sol), où ils sont à la base de toutes les chaînes alimentaires, et chez les êtres vivants (dans l’intestin, la peau, le nez…). Leur grande distribution s’explique par la diversité de leurs métabolismes, le métabolisme étant l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent dans un organisme vivant.
La plupart des micro-organismes sont inoffensifs pour l’homme mais certains, les pathogènes, peuvent être à l’origine de maladies. À l’inverse, d’autres présentent un intérêt pour l’homme et sont utilisés de manière industrielle dans les biotechnologies [1] [2] [3].
Certains micro-organismes sont utilisés depuis des milliers d’années pour la transformation des produits alimentaires (boissons alcoolisées, pain, fromages). Plus récemment, des procédés exploitant la capacité de certains micro-organismes à dégrader de nombreuses molécules organiques ou minérales ont été développés pour dépolluer les sols, les eaux ou l’air.
Intérêt des micro-organismes et utilisation
Certains micro-organismes produisent des molécules qui peuvent avoir des applications dans le domaine de la santé (antibiotiques, vitamines…) ou de l’industrie (tensioactifs…).
Les micro-organismes génétiquement modifiés contiennent un ou plusieurs gènes étrangers apportant un nouveau caractère transmis aux générations suivantes. Ces gènes peuvent commander la synthèse d’une molécule inhabituelle ou d’une molécule modifiée ou bien encore modifier le niveau de synthèse de la molécule (il est possible d’obtenir des cultures dont 30 % du poids est constitué de la molécule désirée). Cette technique permet la production industrielle de molécules comme l’insuline ou l’hormone de croissance.
Certains micro-organismes possèdent des propriétés insecticides.
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