Dans le monde, des milliers de sites pollués sont répertoriés
en héritage de plusieurs décennies d’activités industrielles. Ce phénomène
engendre des préoccupations sociétales en lien avec les potentiels
impacts sanitaires. Parmi les différents polluants présents dans les
sols, les
éléments traces métalliques
(notés « ETM »), tels
que le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le cuivre (Cu), le zinc (Zn),
le chrome (Cr), le cobalt (Co), le nickel (Ni), etc., sont largement
observés à l’échelle globale en raison de leurs nombreuses utilisations
et de leur haute persistance. (Éco)toxiques à concentration plus ou
moins élevée selon la nature de l’élément et plus ou moins biodisponibles
selon leur spéciation chimique, ces polluants engendrent une dégradation
des écosystèmes, de leurs capacités à fournir des services écosystémiques
et des risques sanitaires potentiels.
En complément du génome,
l’exposome
(
https://www.inserm.fr/c-est-quoi/ambiance-ta-life-cest-quoi-lexposome/
) influence la santé. Des facteurs environnementaux seraient
à l’origine de plus de 70 % des maladies non transmissibles : maladies
cardiovasculaires ou métaboliques, cancers ou problèmes respiratoires
chroniques. Et au fil des connaissances acquises sur le sujet, il
est apparu crucial de considérer les différents facteurs incriminés
dans leur ensemble. En effet, certains agissent en synergie (effet
cocktail), tandis que d’autres se compensent. De plus, ces facteurs
n’ont pas le même impact selon le moment de la vie où l’on y est exposé,
ni selon la durée de l’exposition.
De façon réflexive, tel que conceptualisé dans le règlement européen
REACH (
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/reglement-reach
) – règlement n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil
– entré en vigueur en 2007 pour protéger la santé humaine et l’environnement
des risques présentés par les substances chimiques et adopter des
règles communes pour favoriser durablement le développement de l’industrie
chimique européenne, il apparaît désormais indispensable de limiter
autant que possible l’usage de substances chimiques (éco)toxiques
et persistantes dans l’environnement, mais aujourd’hui il faut répertorier,
caractériser et gérer les pollutions historiques. Comme développé
ensuite dans cette communication, les phytotechnologies sont particulièrement
adaptées aux pollutions des sols modérées à faibles.
En Europe, les évolutions structurelles du secteur industriel...