Phytotechnologies pour la gestion des sols pollués par les métaux

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Phytotechnologies pour la gestion des sols pollués par les métaux

Auteur(s) : Camille DUMAT, Annabelle AUSTRUY

Date de publication : 10 mai 2026 | Read in english

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RÉSUMÉ

Les pressions démographiques et foncières en zones (péri)urbaines ainsi que la loi zéro artificialisation nette en France, incitent à la remédiation des sols pollués. Les phytotechnologies, qui réduisent à un coût modéré les risques environnementaux et sanitaires et favorisent la refonctionnalisation des sols dégradés, se développent ainsi ces vingt dernières années. Cependant, un suivi dans le temps du site traité, la mise en place de filières de gestion des plantes contaminées et une médiation scientifique auprès des populations sont requis. La phytoextraction, la phytostabilisation et la phytovolatilisation appliquées aux sols pollués par les métaux persistants sont abordées de façon transversale : recherche scientifique, réglementation et applications.

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AUTEUR(S)

  • Camille DUMAT : Professeure à Toulouse INP (AGRO), laboratoire DYNAFOR INRAE, Auzeville, France

  • Annabelle AUSTRUY : Ingénieur de recherche à l’Institut Écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP), Fos-sur-Mer, France

 INTRODUCTION

Dans le monde, des milliers de sites pollués sont répertoriés en héritage de plusieurs décennies d’activités industrielles. Ce phénomène engendre des préoccupations sociétales en lien avec les potentiels impacts sanitaires. Parmi les différents polluants présents dans les sols, les éléments traces métalliques (notés « ETM »), tels que le plomb (Pb), le cadmium (Cd), le cuivre (Cu), le zinc (Zn), le chrome (Cr), le cobalt (Co), le nickel (Ni), etc., sont largement observés à l’échelle globale en raison de leurs nombreuses utilisations et de leur haute persistance. (Éco)toxiques à concentration plus ou moins élevée selon la nature de l’élément et plus ou moins biodisponibles selon leur spéciation chimique, ces polluants engendrent une dégradation des écosystèmes, de leurs capacités à fournir des services écosystémiques et des risques sanitaires potentiels.

En complément du génome, l’exposome ( https://www.inserm.fr/c-est-quoi/ambiance-ta-life-cest-quoi-lexposome/ ) influence la santé. Des facteurs environnementaux seraient à l’origine de plus de 70 % des maladies non transmissibles : maladies cardiovasculaires ou métaboliques, cancers ou problèmes respiratoires chroniques. Et au fil des connaissances acquises sur le sujet, il est apparu crucial de considérer les différents facteurs incriminés dans leur ensemble. En effet, certains agissent en synergie (effet cocktail), tandis que d’autres se compensent. De plus, ces facteurs n’ont pas le même impact selon le moment de la vie où l’on y est exposé, ni selon la durée de l’exposition.

De façon réflexive, tel que conceptualisé dans le règlement européen REACH ( https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/reglement-reach ) – règlement n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil – entré en vigueur en 2007 pour protéger la santé humaine et l’environnement des risques présentés par les substances chimiques et adopter des règles communes pour favoriser durablement le développement de l’industrie chimique européenne, il apparaît désormais indispensable de limiter autant que possible l’usage de substances chimiques (éco)toxiques et persistantes dans l’environnement, mais aujourd’hui il faut répertorier, caractériser et gérer les pollutions historiques. Comme développé ensuite dans cette communication, les phytotechnologies sont particulièrement adaptées aux pollutions des sols modérées à faibles.

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MOTS-CLÉS

polluants métalliques   |   Gestion environnementale   |   sols pollués   |   médiation scientifique   |   Phytoremédiation   |   Refonctionnalisation écologique des sols

VERSIONS

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DOI (DIGITAL OBJECT IDENTIFIER)

https://doi.org/10.51257/a-v2-g2635

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